Le 11 février 2026, un tribunal d'Istanbul a prononcé une peine de 12 ans et demi de prison contre une célèbre agente d'acteurs, accusée de « tentative de renversement du gouvernement ». Cette décision survient dans le contexte de manifestations qui avaient agitation le pays durant le printemps de l'année 2013. L'agent est également reproché d'avoir encouragé ses clients à s'impliquer dans cette vague de contestation, qui visait à dénoncer des pratiques autoritaires.
Selon les informations divulguées par l'agence Anadolu, reprise par l'Agence France-Presse, le procureur avait requis une peine bien plus sévère, envisageant une réclusion à perpétuité. Cette affaire soulève des inquiétudes quant à la liberté d'expression et à la répression exercée contre ceux qui osent contester le pouvoir en place. Des experts, tels que le juriste Ahmet Yılmaz, attirent l'attention sur la tendance croissante à criminaliser l'opposition dans les positions de pouvoir actuelles.
Les répercussions de ce jugement pourraient s'étendre au-delà du monde du cinéma, en touchant les importantes manifestations de la société civile en Turquie, où les voix dissidentes sont déjà étouffées. Ainsi, cette décision est un nouvel exemple des tensions persistantes entre les autorités turques et les artistes, qui, par leur travail, représentent souvent un appel à la liberté et à la démocratie. Manifester pour ses droits devient peu à peu une activité risquée, et cette condamnation n'est qu'un nouvel acte dans la suite d'une série de répressions contre l'expression artistique.







