Mercredi, Donald Trump accueille à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ensemble, ils vont discuter d'une stratégie visant à exercer une pression maximale sur l'Iran pour contrer ses ambitions nucléaires et balistiques.
Cette rencontre est la septième depuis le retour au pouvoir de Netanyahu il y a un an. Toutefois, le président américain envoie des signaux ambivalents, oscillant entre l'espoir d'un accord et des menaces militaires ciblant Téhéran.
Massoud Pezeshkian, le président iranien, a déclaré que l'Iran était disposé à toute vérification de la nature pacifique de son programme nucléaire, affirmant qu'il ne cherchait pas à se doter de l'arme atomique. Cependant, il a insisté sur le fait que Téhéran ne cédera pas à des demandes jugées excessives.
- Enjeux pour Netanyahu -
Netanyahu, qui perçoit la République islamique comme une menace existentielle pour Israël, a préconisé que toute négociation entre l'Iran et les États-Unis intègre la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien aux groupes armés liés à l'Iran. Ce point est crucial pour Israël, compte tenu de la proximité géographique des deux pays.
Le Premier ministre israélien, qui risque des élections anticipées, espère capitaliser sur cette rencontre pour renforcer sa popularité en s'unissant à un allié influent comme Donald Trump.
Le président israélien Isaac Herzog, en mission en Australie, a également exprimé son espoir que cette rencontre facilite la lutte contre l'Iran, qu'il qualifie d'« empire du mal ».
Mardi, Netanyahu a rencontré des représentants de l'administration américaine, dont Steve Witkoff et Jared Kushner. Ils ont échangé sur les affaires régionales et examiné la première série de négociations avec l'Iran qui s'est tenue récemment.
- Où en est Trump? -
Trump a exprimé son souhait de conclure un nouvel accord, qu'il estime doit être meilleur que celui de 2015, dénoncé par lui en 2018. « Je ne veux pas d'armes nucléaires, pas de missiles », a-t-il précisé sur Fox Business. Il a également mis en doute l'honnêteté du régime iranien, ajoutant qu'il réfléchissait à renforcer la présence navale des États-Unis dans la région.
Selon Guy Ziv, professeur à l'American University, intégrer la question des missiles balistiques dans les pourparlers pourrait s'avérer compliqué, car cela pourrait rebuter l'Iran.
- Les pourparlers -
Après des pourparlers initiaux le 6 février à Oman, les États-Unis et l'Iran ont exprimé le désir de continuer le dialogue, bien que leurs positions restent éloignées. Les Etats-Unis souhaitent discuter de la limitation des capacités balistiques iraniennes et de l'interdiction du soutien à des groupes tels que le Hezbollah ou le Hamas.
En 2024, deux attaques de missiles iraniennes avaient ciblé Israël, et lors de conflits ultérieurs, les États-Unis avaient frappé des installations nucléaires iraniennes, une opération que Trump se targue d'avoir réussie, malgré des doutes sur ses réelles conséquences sur le programme nucléaire iranien.
- Cisjordanie -
Parallèlement, Israël renforce sa présence sur les territoires palestiniens et envisage d'étendre les colonies en Cisjordanie, suscitant des critiques internationales. Un responsable de l'administration Trump a précisé que le président ne soutenait pas l'annexion de ces territoires, bien que Washington ait jusqu'ici évité toute critique directe du gouvernement israélien.







