La préfecture de Loire-Atlantique a officialisé l'ouverture d'un local de rétention administrative au sein du commissariat central de Waldeck-Rousseau à Nantes. Annoncé par un arrêté daté du 13 février 2026, cet emplacement a pour but d'isoler des personnes en situation irrégulière dans l'attente d'un éloignement du territoire français.
Ce projet, initialement prévu pour septembre 2025, a connu plusieurs retards, notamment dus à des travaux inachevés. La création de ce local fait écho à une émulation croissante sur la question des migrations, comme l’indique un rapport du Service public français, qui souligne l’urgence d’adapter les infrastructures.
Les avis sur cette entrée en service sont partagés. Julien Martin, sociologue et spécialiste des questions migratoires, note : « La mise en place de ce local illustre une volonté de l’État d’organiser le processus d’éloignement. Toutefois, la manière dont les droits des personnes détenues seront garantis doit être un enjeu central. »
De nombreux acteurs associatifs, tels que La Cimade, appellent à une vigilance accrue. Ils dénoncent, par voie de presse, le risque d'abus de cette mesure. En effet, selon eux, la rétention doit être encadrée pour éviter l'atteinte aux droits fondamentaux.
La mise en service de cette structure devra s'accompagner d'une réflexion sur les conditions de vie qui y seront offertes et l’impact sur les personnes retenues. Les débats se poursuivent et promettent d’être d'actualité au fur et à mesure que cette nouvelle installation sera opérationnelle.







