Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa dix-septième journée, l'Iran intensifie ses attaques contre les Émirats arabes unis. Lundi 16 mars, en début de matinée, l'aéroport international de Dubaï a été frappé, juste au moment où Donald Trump appelait l'OTAN à intervenir pour sécuriser le détroit d'Ormuz.
Une épaisse colonne de fumée noire s'est dégagée d'un secteur voisin. Une attaque de drone iranien a explosé sur un réservoir de carburant de l'aéroport. Les autorités ont immédiatement suspendu les vols. "Les équipes de la protection civile de Dubaï s'efforcent de maîtriser l'incendie" a indiqué un communiqué officiel, ajoutant qu'"aucun blessé n'a été rapporté à ce stade".
Heureusement, l'incendie a été rapidement contrôlé et le trafic aérien a partiellement repris. France Télévisions a contacté une famille française bloquée sur place, qui espère rentrer tôt : "Nous avons un léger retard, mais tout se passe globalement bien. Nous devrions décoller d'ici 15 minutes".
Plus de 1 800 missiles lancés sur les Émirats
Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis ont subi une pluie de plus de 1 800 missiles et drones, causant la mort d'au moins six personnes et de nombreux blessés. Le 15 mars, Donald Trump a exhorté les nations de l'OTAN à sécuriser le détroit d'Ormuz. "Nous exigeons que ces pays interviennent pour protéger leur territoire, qui est également le nôtre", a-t-il déclaré.
En réaction, l'Union européenne a lancé des discussions ce lundi, déjà impliquée dans une mission en mer Rouge pour protéger ses intérêts maritimes des attaques du Yémen. Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, a précisé : "Nous examinerons avec les États membres la possibilité de modifier le mandat de cette mission, selon leur volonté". Une coalition de volontaires pourrait également être envisagée, bien que cela nécessite l'accord des 27 États membres face à des risques diplomatiques majeurs.







