Le chancelier allemand Friedrich Merz a récemment apporté des précisions fermes sur les attentes de Donald Trump concernant la guerre en Iran. En réponse à la demande de Trump d'intervention pour sécuriser le détroit d'Ormuz, Merz a été sans équivoque : "Nous ne pouvons pas participer à cette guerre". Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre avec le Premier ministre néerlandais Rob Jetten à Berlin.
Le chancelier a rappelé que ni les États-Unis, ni Israël n'avaient consulté l'Allemagne avant de s'engager dans le conflit. "Nous ne garantirons pas la consommation de ressources militaires tant que cette guerre continue", a-t-il ajouté, soulignant ainsi la position de Berlin sur cette question cruciale.
Une intervention non négociable
Merz a également souligné que cette guerre "ne concerne pas l'Otan". Il a cité le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, pour corroborer cette affirmation. Selon la Constitution allemande, toute intervention militaire à l'étranger nécessite un mandat international, qu'il provienne des Nations unies, de l'Union européenne ou de l'Otan.
Dans cet esprit critique, Trump a exprimé son mécontentement face à certains pays qui, selon lui, ne veulent pas s'impliquer dans la sécurisation du détroit d'Ormuz, un axe vital du commerce mondial des hydrocarbures. "Depuis quarante ans, nous vous protégeons, et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose d’aussi mineur ?" s'est indigné le président américain.
Diplomatie avant tout
L'Allemagne privilégie la diplomatie et a demandé à ses alliés, Israël et États-Unis, de clarifier leurs objectifs militaires en Iran. Un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré qu'une fois ces objectifs atteints, des pourparlers pourraient s'engager pour trouver une solution diplomatique.
Refusant d'accroître les tensions militaires, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a affirmé que l'Allemagne ne participerait pas militairement, mais qu'elle se tenait prête à garantir la sécurité dans le détroit par des voies diplomatiques. Enfin, Pistorius a remis en question l'attente de Trump d'une intervention militaire européenne : "Qu'attend Donald Trump d'une poignée de frégates européennes ?" a-t-il commenté.







