Marine Le Pen écarte l'idée d'un poste de Première ministre : une lutte pour la présidentielle

Marine Le Pen se concentre sur la présidentielle 2027, pas sur un poste de secours.
Marine Le Pen écarte l'idée d'un poste de Première ministre : une lutte pour la présidentielle

Confrontée à une possible inéligibilité, Marine Le Pen a fermement rejeté, mardi 31 mars, l'idée de devenir Première ministre sous Jordan Bardella en cas d'impossibilité de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. "Je ne suis pas à la recherche d'un lot de consolation", a-t-elle déclaré.

Dans une interview accordée au Parisien, la cheffe des députés du Rassemblement national (RN) a précisé qu'elle ne vise pas Matignon. "Il est convenu entre Jordan et moi que, si la justice ne m'en empêche pas, je serai candidate à la présidentielle et il sera mon Premier ministre. Dans le cas où je serais empêchée, il le sera à ma place", a-t-elle affirmé.

Marine Le Pen, lors de précédentes déclarations, a reconnu que son poulain, Jordan Bardella, serait un excellent président de la République. Toutefois, elle exclut toute possibilité de se positionner à Matignon si l'actuel président du RN est élu. "L'essentiel, c'est qu'un candidat du RN, peu importe qui, obtienne un score solide dès le premier tour, et qu'il y ait peu de risque d'absence au second tour", a-t-elle souligné.

Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé en mars par Mascaret pour Public Sénat, 97 % des sympathisants du RN estiment que Bardella serait un bon candidat à l'Élysée, contre 88 % pour Le Pen.

Polémique sur les drapeaux européens

Marine Le Pen a également commenté les récentes décisions de certains maires RN élus de retirer les drapeaux européens des mairies, exprimant que cette action rentre dans le cadre de leur liberté de choix. "Je ne me reconnais pas dans ce drapeau, devenu aujourd'hui un symbole d'oppression sur notre démocratie que je conteste", a-t-elle ajouté.

Le 7 juillet prochain, Marine Le Pen saura si elle pourra ou non se porter candidate à la présidentielle de 2027, suite à sa condamnation à cinq ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national.

Lire aussi

La défaite d'Orban : un nouveau défi pour le Rassemblement National
Découvrez comment la défaite de Viktor Orban affecte les ambitions du Rassemblement National en Europe.
21h49
Une banderole raciste à Besançon : la mairie réagit avec une plainte contre Némésis
Découvrez la réaction de la mairie de Besançon après l'affichage d'une banderole raciste par le collectif Némésis. Analyse et réactions à cette affaire délétère.
15h18
La Hongrie célèbre la fin d'une ère : un vent d'espoir souffle sur Budapest
Après la victoire du parti Tisza, la Hongrie tourne la page sur l'ère Orban, suscitant espoir et renouveau.
12h57
Un nouveau souffle pour la Hongrie : Peter Magyar chasse Viktor Orbán
Découvrez comment Peter Magyar a renversé Viktor Orbán aux élections législatives en Hongrie, un véritable tournant politique. Analyse et réactions des experts.
10h21
Augmentation des tarifs de transports scolaires : un choc pour les familles en Pays de la Loire
Découvrez comment l'augmentation soudaine des tarifs de transports scolaires touche les familles des Pays de la Loire et les réactions des élus. Une décision qui provoque des inquiétudes en période de crise économique.
07h08
Rétention prolongée des étrangers jugés dangereux : un projet de loi controversé à l'Assemblée
L'Assemblée nationale débat d'une loi visant à prolonger la rétention des étrangers jugés dangereux. Ce texte, controversé, prévoit de renforcer l'arsenal anti-terroriste tout en soulevant des inquiétudes quant à son efficacité.
04h22