L’ancienne Première ministre fait part de sa décision de quitter ses fonctions au sein de Renaissance, exprimant des désaccords avec la direction actuelle du parti dirigé par Gabriel Attal. Malgré cela, elle reste 'adhérente' et se consacre à sa nouvelle initiative, 'Bâtissons ensemble'.
Lors d'un entretien sur France Inter, Élisabeth Borne a annoncé, le 6 mai, qu'elle quittait son poste au sein de Renaissance, un mouvement qu'elle a cofondé sous le nom d'"En Marche" lors des élections de 2017. Ce parti, aujourd'hui sous la présidence de Gabriel Attal, semble s'engager vers une nouvelle candidature présidentielle.
L’ancienne instigatrice de la réforme des retraites 2023 a affirmé vouloir rester 'simple adhérente' tout en souhaitant se concentrer sur sa propre structure, 'Bâtissons ensemble'. Elle a souligné être 'en désaccord avec la ligne actuelle' du parti, ajoutant que ces questions ne faisaient pas l'objet d'un débat suffisant au sein de Renaissance. Tout en critiquant indirectement la direction actuelle, elle a précisé ne pas avoir l'intention de remettre en question la légitimité de Gabriel Attal.
Une nouvelle structure
Élisabeth Borne a détaillé son aspiration à créer un espace rassemblant des propositions pour les Français, basé sur des valeurs fondamentales. Après les élections législatives, elle s'était déjà démarquée par des propos souhaitant réunir une gauche progressiste, distincte des éléments extrêmes de la LFI, tout en intégrant le bloc central et la droite républicaine, comme rapporté dans Le Parisien.
Il reste à voir si cette nouvelle initiative lui permettra de s'affirmer sur la scène présidentielle sans l'aval du parti de Gabriel Attal. Ce dernier, de son côté, affiche clairement ses ambitions pour 2027, sans passer par une primaire. Cette stratégie a suscité des critiques en interne, augmentant ainsi les incertitudes concernant la capacité d'Élisabeth Borne à séduire les déçus du parti, comme Emmanuel Macron avait réussi à le faire il y a une décennie avec le PS.







