Dans un contexte électoral décrit comme un "test national" avant la présidentielle de 2027, le Rassemblement national (RN) a récemment annoncé avoir noué des "contacts" avec des parlementaires des partis de droite et du centre. Cette démarche révèle l'intention du RN de sécuriser un nombre suffisant d'élus pour constituer un groupe au Sénat. Christopher Szczurek, sénateur du Pas-de-Calais, a affirmé lors d'une conférence de presse que des sénateurs du groupe LR, mais également ceux du centre, pourraient être intéressés à rejoindre le RN, sous réserve d'atteindre un minimum de dix sièges au Palais du Luxembourg.
"On n'est pas à l'abri de surprises", a commenté Szczurek, soulignant que le climat amiable du Sénat favorise des relations plus fluides. Selon lui, certains sénateurs ont déjà exprimé leur volonté de rejoindre le RN si le groupe se constitutionnalise. Ce qui pourrait donner un coup de pouce décisif au parti d'extrême droite dans sa quête d’élargissement de son influence.
Pour Ludovic Pajot, directeur de campagne pour ces élections sénatoriales, l’objectif est clair : accroître le nombre de sénateurs afin de constituer un groupe au Sénat. "Nous avons l'ambition de multiplier notre présence", a-t-il affirmé, rappelant les résultats encourageants du RN lors des dernières élections municipales, où le parti a vu un regain de ses élus locaux.
Un "test national"
Ce scrutin est perçu comme un indicateur clé pour les ambitions présidentielles de 2027. Pajot décrit cette élection comme une "dernière grande échéance" avant la compétition principale. La stratégie du RN repose également sur un "effet multiplicateur" grâce au soutien d’élus sans étiquette, notamment dans les zones rurales, afin de consolider sa base électorale.
À ce jour, le Rassemblement national a désigné des candidats dans 46 des 63 départements à renouveler fin septembre, avec des figures comme Edwige Diaz et Frank Giletti en position de tête. "Les portes sont ouvertes" à d'autres alliances, a redit Pajot, tant que les candidats en question partagent les valeurs du RN et sont prêts à rejoindre son groupe. Cette ouverture témoigne de la volonté du RN de se renforcer sans s'y limiter à ses propres membres. Avec ces manœuvres, le RN espère franchir un pallier décisif dans le paysage politique français.







