Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré, le 15 juin, avoir sollicité une rencontre avec Vladimir Poutine dans le cadre du sommet du G7 en France. Selon lui, cette initiative pourrait représenter une occasion unique, notamment en présence des leaders des États-Unis, de France et d'autres pays européens. Néanmoins, Zelensky souligne que la Russie demeure peu encline à engager des négociations pour la résolution du conflit en Ukraine.
Dans une déclaration faite en anglais à des journalistes, il a précisé : "Nous avons manifesté notre désir de rencontrer Poutine au G7, car des figures clés comme Donald Trump et Emmanuel Macron seront présentes. Cela représente une excellente opportunité de dialogue". Cependant, le dirigeant ukrainien a exprimé sa frustrante constatation selon laquelle aucune réponse sincère n'a été reçue de la part de Moscou. "L'Europe et les États-Unis ont exprimé leur accord, mais la Russie a encore une fois montré son désintérêt pour la discussion".
Ce sommet se place également dans un contexte singulier, marqué par des répercussions tragiques des récentes frappes russes en Ukraine. La cathédrale de la Dormition à Kiev a subi des dommages graves suite à une attaque aérienne, entraînant la perte de vies humaines. Cette situation a renforcé l'urgence selon laquelle Zelensky estime que la pression doit être accrue sur le président russe, jusqu'à ce qu'il accepte de cesser les hostilités.
Une source au sein de la présidence ukrainienne a révélé à l'AFP que cette proposition de rencontre a été communiquée depuis plusieurs semaines. Toutefois, elle a aussi rapporté que le Kremlin a clairement indiqué qu'il ne voyait d'intérêt à se réunir que pour un accord final. La situation reste donc précaire et incertaine, les espoirs de paix semblant s'amenuiser.







