La tension monte au sein de Renaissance. Dans un contexte politique déjà chargé, Maud Bregeon a exprimé son soutien à Édouard Philippe, suscitant des réactions vives de la part de l’entourage de Gabriel Attal, le candidat du mouvement. Selon des sources de BFMTV et Politico, ce dernier a déclaré qu’en cas de succès d’Édouard Philippe, Bregeon "n'aura pas l'investiture" pour les prochaines législatives.
Députée des Hauts-de-Seine jusqu'à son entrée au gouvernement, Bregeon avait été élue sous l'étiquette présidentielle en 2022. Son soutien à Philippe semble être une manœuvre pour sécuriser sa position en 2027, mais les proches d'Attal estiment que cela pourrait se retourner contre elle. "Elle s’est tiré une balle dans le pied", a commenté un membre de son entourage, soulignant que "nous avons déjà désigné notre candidat sur sa circonscription".
Une absence de compromis
L’entourage d’Attal ne cache pas sa désapprobation. Même si un éventuel compromis était envisageable, il semble peu probable que Bregeon puisse en profiter après son choix. "C’est perdant-perdant", ont exprimé des proches, soulignant les conséquences négatives de son soutien.
Bregeon défend son choix sur France Inter en évoquant un "risque majeur" de voir LFI et le RN accéder au second tour de l'élection présidentielle. Elle estime qu'Édouard Philippe est "le plus à même" de rassembler au-delà des clivages politiques.
L'avenir radicalement incertain
Mathieu Lefèvre, ministre délégué et également membre du gouvernement, a emboîté le pas de Bregeon en annonçant son soutien à Philippe au lieu d'Attal, exacerbant les tensions au sein de Renaissance. Lefèvre participera, comme Bregeon, au meeting de Philippe prévu pour le 5 juillet.
Cela dit, Gabriel Attal maintient qu'il poursuivra sa propre voie, affirmant : "Chacun fait ses choix. Je veux un rassemblement qui renoue avec des visages nouveaux." La fracture qui se dessine au sein du mouvement présidentiel témoigne des défis à venir dans la préparation de l'élection présidentielle de 2027.







