Dans un appel fort aux militants écologistes, Sandrine Rousseau, députée de Paris, a exprimé son soutien à Jean-Luc Mélenchon en vue de la présidentielle de 2027. Lors d'une interview sur Sud Radio, elle a déclaré que le leader des Insoumis était le candidat le mieux positionné pour faire gagner la gauche dans un contexte politique complexe.
Rousseau a critiqué la candidature de la secrétaire nationale des Verts, Marine Tondelier, affirmant : "Il y a trop de candidatures à gauche". Elle a demandé aux écologistes de se concentrer sur une seule voix forte, déclarant : "Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est le mieux placé à gauche". Elle a salué son programme comme un véritable projet de rupture, mais a précisé qu'elle n'annonçait pas de ralliement personnel à La France insoumise.
Ça devient vital. Il faut qu’on arrête avec ce délire à se dire qu’on est tous légitimes.
Dans ses propos, Rousseau a insisté sur la nécessité pour le parti de discuter avec Mélenchon : "Je veux bien qu’on critique non-stop Mélenchon, mais je voudrais au moins qu’on discute avec lui". Elle a lancé cet appel alors que Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a proposé une "offre fédérative" visant à unir les forces de gauche autour de Mélenchon.
Rassembler les votes des classes populaires
Le soutien de Rousseau est renforcé par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou, qui a également décidé de soutenir Mélenchon dès le premier tour tout en conservant son identité propre. Ce dernier a déclaré vouloir "rassembler les votes des classes populaires" pour bloquer l'ascension du Rassemblement national.
Toutefois, la position de Sandrine Rousseau est affaiblie par une récente résolution adoptée lors du conseil fédéral des Écologistes, qui a décidé d'exclure les membres soutenant des candidatures concurrentes. Rousseau, alors que le vent de l'histoire semble tourner, est confrontée à une nouvelle dynamique au sein de son propre parti, ce qui la met dans une position délicate à l'approche des prochaines élections.







