Dans un contexte de déficit croissant, le gouvernement a formulé une demande d'économies de 800 millions d'euros sur la branche de la Sécurité sociale dédiée aux accidents de travail et aux maladies professionnelles, dont le déficit pourrait atteindre un milliard d'euros d'ici 2026, selon des informations du ministère du Travail.
"Nous avons reçu l'instruction du ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, de mettre en place des mesures pour atteindre ces 800 millions d'euros d'économies", a précisé le ministère, confirmant un article du journal Les Échos.
Cette branche, qui assure la protection des travailleurs contre les risques professionnels, est gérée par l'Assurance maladie et supervisée par les partenaires sociaux. Son déficit prévu augmente d'année en année, atteignant 1,5 milliard d'euros en 2027.
Vers un abaissement du plafond d'indemnisation
Les syndicats et le patronat ont jusqu'au 14 juillet pour proposer des solutions d'économies, suivies d'un retour d'ici fin septembre, dans un cadre budgétaire restreint. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l'impact sur les travailleurs. Selon Denis Gravouil de la CGT, "Il existe deux options pour économiser 800 millions d'euros : soit augmenter les cotisations patronales, soit réduire les indemnisations".
"Un éventuel désaccord pourrait amener le gouvernement à abaisser le plafond d'indemnisation à 1,8 Smic, laissant aux complémentaires le soin de compenser la différence," a-t-il ajouté.
En 2024, la France a enregistré 764 décès liés aux accidents de travail dans le secteur privé, un chiffre qui continue d'augmenter. Le gouvernement envisage cependant d'augmenter le budget alloué à la prévention de ces incidents, espérant inverser cette tendance préoccupante.







