Le gouvernement a annoncé le 15 janvier que l'adoption du budget 2026 se fera sans vote, privilégiant l'utilisation de l'article 49.3 ou d'ordonnances pour contourner les blocages soulevés par les députés RN et LFI.
Les négociations autour du budget 2026 n'ont pas abouti à la recherche d'un compromis, ce qui a conduit le gouvernement à acter qu'il n'y aurait pas de vote. Le ministre Sébastien Lecornu, qui avait précédemment juré de ne pas recourir au 49.3, s'est vu contraint de battre en retraite face à ce qui a été qualifié par Matignon de "sabotage continu" de la part de l'opposition. Cette situation rend nécessaire l'utilisation d'outils parlementaires consolidés pour mener à bien le projet de budget.
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a confirmé lors de la séance que le Gouvernement se dirigeait vers ces deux options : le 49.3 ou les ordonnances, tout en reconnaissant que le vote n'était plus envisageable. "Nous avons encore 300 amendements à examiner avant de faire notre choix. Les députés doivent rester mobilisés", a-t-elle déclaré, soulignant l'urgence de la situation.
Des experts en affaires politiques, comme l'analyste Jean-Pierre Doré, soulignent que cette manœuvre gouvernementale pourrait renforcer les tensions avec les partis d'opposition, et que le climat politique actuel n'est pas propice à un dialogue constructif. "La radicalisation des positions pourrait affecter les élections futures", prévient-il.
Il convient de rappeler que cette adoption en force a suscité de vives critiques tant au sein de l'Assemblée qu’auprès de l’opinion publique. Selon un sondage récent de l'Institut BVA, 65% des Français se montrent opposés à l'utilisation du 49.3 dans la gestion budgétaire, perçue comme un manque de transparence démocratique. Le gouvernement devra donc naviguer avec prudence pour éviter un nouvel épisode de crise politique.
En conclusion, cette situation complexe met en lumière les défis auxquels le Gouvernement Français doit faire face pour établir un budget équilibré tout en gérant les relations volatile avec les oppositions. Avec des manœuvres de passage en force à l'horizon, la démocratie parlementaire pourrait connaître des remous considérables dans les mois à venir.







