Un récent sondage Ifop-Fiducial, révélé le 24 janvier, souligne le climat incertain qui entoure les élections municipales parisiennes. Quatre, voire cinq listes se profilent pour le second tour, promettant une course électorale particulièrement serrée.
À un peu plus de cinquante jours du premier tour des élections municipales en France, le débat fait rage à Paris. Frédéric Dabi, directeur général d'Ifop, souligne qu'il s'agit d'un des moments les plus indécis du scrutin parisien, une première depuis 2001, comme reporté par Le Parisien.
Quatre listes dans un mouchoir de poche
Le sondage exclusif Ifop-Fiducial pour Le Parisien - Aujourd’hui en France, LCI et Sud Radio, met en lumière une lutte acharnée : Emmanuel Grégoire, le candidat des gauches unies, semble mener avec 32 % des intentions de vote, mais Rachida Dati n'est qu'à quatre points derrière. La liste Insoumise conduite par Sophia Chikirou, bien que mise à l'écart par le PS et les Écologistes, parvient quant à elle à rassembler 11 %, soit une hausse d'un point, témoignant d'une dynamique intéressante.
Selon Ifop, « La position favorable de Grégoire et son réajustement à gauche lui permettent d'attirer un vote utile bien que ses électeurs aient diminué depuis 2020, perdant ainsi un quart des voix d'Anne Hidalgo et presque autant de David Belliard. » Du côté de la droite, Rachida Dati maintient une stabilité avec 28 % des voix, tandis que Pierre-Yves Bournazel, représentant Horizons-Renaissance, affiche 14 %, enregistrant une baisse de deux points.
Cette situation complexe rappelle que Paris est plus que jamais au cœur d'un enjeux politique crucial, impliquant des alliances mouvantes et des stratégies de vote adaptées. Les prochaines semaines s'annoncent cruciales pour les candidats alors que l'ombre de l'incertitude pèse sur leur avenir politique.







