Candidat solo, Dominique de Villepin se prépare à briller à l'Élysée. Lors d'un entretien avec La Tribune Dimanche, le 25 janvier, il dévoile ses ambitions, affirmant sa détermination à "rétablir l’État" après Emmanuel Macron.
Dans cet échange avec Guillaume Durand, il déclare : "Je suis absolument déterminé à participer au combat de 2027." Bien que l'attention se concentre sur le processus électoral, il souligne que pour le moment, "seule la dynamique compte". Selon lui, les Français ne s'intéressent pas encore suffisamment à la présidentielle, et critique la gouvernance actuelle, qui, à ses yeux, a faussé le paysage politique et démocratique.
Dominique de Villepin se positionne en tant qu'alternative à une droite républicaine. "Mes priorités, c'est l'ordre public, la justice sociale et l'ambition économique", insiste-t-il. Il plaide pour une approche rigoureuse concernant la délinquance et l'immigration, tout en restant dans le cadre républicain. Il appelle à ne pas multiplier les lois sur l'immigration, affirmant qu'il est crucial de restaurer l'État.
Surenchère populiste permanente
En se distanciant de l'UMP, il critique ses anciens alliés. Il prend pour exemple Bruno Retailleau, qui, juste après son arrivée au ministère de l’Intérieur, a déclaré que "l’État de droit n’est ni intangible, ni sacré", un propos choquant selon de Villepin qui dénonce une dérive vers le populisme.
L'ancien Premier ministre n'épargne pas Nicolas Sarkozy, rappelant son discours controversé à Grenoble, le qualifiant de "tournant" et d'une "tache de honte sur le drapeau français". Cette rupture avec le pacte républicain l’inquiète profondément.
De plus, il réitère son ferme rejet de l'extrême droite, affirmant : "Ma conviction : si la France tombait entre les mains du RN, toute l’Europe suivrait." Un avertissement clair contre la montée des idées populistes et nationalistes.







