À l'approche des élections municipales prévues le 26 février 2026, certaines communes des Côtes-d’Armor, notamment autour de Loudéac, n'ont toujours pas officialisé de listes de candidats. Vingt-quatre mois avant la date clé, plusieurs maires et conseillers municipaux sortants s'inquiètent de cette situation, qui risque de compromettre l'avenir politique local.
Gilles Thomas, résident du Haut-Corlay, exprime ses préoccupations en marge des discussions locales. Avec l'imposition de parité et l'exigence de listes complètes, il devient de plus en plus difficile d'attirer des candidats dans les petites communes
, affirme-t-il. Ce constat lié à la complexification des exigences administratives souligne une réalité inquiétante pour la démocratie locale.
Selon une enquête réalisée par Ouest-France, les défis à relever pour attirer des candidats ne se limitent pas uniquement aux enjeux de parité. La désaffection pour le milieu politique et des mandats jugés trop lourds à porter pèsent aussi lourd dans la balance. Marie Caudron, politologue spécialisée dans les questions locales, commente : Les petites communes font face à un manque évident d'engagement citoyen, exacerbé par la crise de représentativité.
Cette raréfaction des candidatures pourrait avoir des répercussions sur la participation électorale, déjà en baisse dans des communes où la mobilisation est traditionnellement plus faible. Les experts s'inquiètent de l'impact que cela pourrait avoir sur l'intérêt pour la démocratie locale et invitent à repenser les modalités d'engagement et de candidature.
Par ailleurs, des initiatives locales émergent déjà dans l'espoir de revitaliser l'engagement auprès des jeunes et des nouveaux arrivants. Des ateliers de sensibilisation aux enjeux municipaux sont en cours pour tenter de mobiliser les citoyens. Reste à voir si ces actions porteront leurs fruits avant le délai de dépôt des candidatures.







