Une tension palpable entre deux figures emblématiques de la politique française. Élisabeth Borne, alors qu'elle commentait la transformation de Renaissance, a déclaré que le mouvement n'était pas un parti au sens traditionnel, mais plutôt 'l'agence de communication de Gabriel Attal'. À cette occasion, elle a souligné que son successeur à Matignon 'n'est pas (son) patron'.
'Un parti doit être un collectif au service des Français, et non un outil pour une communication personnelle', a-t-elle affirmé sur BFMTV.
En évoquant les élections municipales qui approchent, Borne a insisté sur la nécessité d'impliquer Renaissance dans ce processus. Selon elle, Gabriel Attal et son équipe ont un rôle crucial à jouer pour s'ancrer localement et remporter des victoires.
Élisabeth Borne face à la multiplication des candidatures
Elle a exprimé son désaccord avec plusieurs propositions de son prédécesseur, indiquant qu'elle ne se sent pas liée aux décisions prises par Attal. 'Je m'autorise à avoir un avis, étant donné mon parcours', a-t-elle déclaré, faisant référence à son expérience en tant que députée du Calvados.
Gabriel Attal, quant à lui, bien qu'il n'ait pas encore officialisé sa candidature pour l'élection présidentielle, laisse entendre ses ambitions. En effet, il a récemment exprimé son désir de 'proposer un chemin nouveau' pour le pays. Par ailleurs, Élisabeth Borne a fait part de ses inquiétudes concernant la multiplication de candidatures au sein du bloc central, soulignant que cela pourrait affaiblir leurs chances au second tour.
'Nous devons nous rassembler autour d'un projet commun, sinon notre force risque de s'effriter', a-t-elle prévenu.
Alors que des figures comme Édouard Philippe ont déjà lancé leur candidature, des personnalités comme Gérald Darmanin réfléchissent aussi à se présenter, renforçant la dynamique incertaine autour de la présidentielle de 2027. En somme, dans ce contexte politique en mutations, les enjeux s'intensifient à l'approche des élections municipales.







