Téhéran a clairement exprimé son avertissement à Washington, en soulignant qu'une intervention militaire serait considérée avec la plus grande gravité. Cela survient après une répression sévère d'un mouvement de contestation, à un moment où les États-Unis renforcent leur présence militaire dans le Golfe, illustrée par l'arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln.
Actuellement, l'Iran est confronté à des défis internes, notamment une coupure d'internet qui entrave le décompte des victimes. Des organisations de défense des droits humains estiment que le bilan pourrait atteindre près de 6 000 morts, avec de nombreux autres cas à vérifier, selon des rapports de Le Monde.
La semaine dernière, Donald Trump a annoncé l'envoi d'une "armada" navale censée maintenir la pression sur Téhéran, qu'il menace depuis longtemps. "Je préfèrerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près", a déclaré le président américain.
Détails et armement de l'armada
Selon Euronews, le porte-avions USS Abraham Lincoln a quitté la mer de Chine méridionale pour se diriger vers le Moyen-Orient, escorté par des destroyers comme l'USS Frank E. Petersen Jr. et l'USS Spruance.
L’USS Abraham Lincoln (CVN-72), un porte-avions à propulsion nucléaire en service depuis 1989, est un impressionnant bâtiment de 333 mètres capable d'accueillir près de 90 aéronefs et plus de 5 000 membres d'équipage. Il est équipé de systèmes de défense sophistiqués tels que les lanceurs Sea Sparrow et des systèmes antimissiles RAM RIM-116.
Le USS Frank E. Petersen Jr. (DDG-121), mis en service en mai 2022, est lui aussi considéré comme un atout majeur, avec des capacités d'armement avancées pour répondre à diverses menaces. Le USS Spruance (DDG-111), quant à lui, honore un héros de la Seconde Guerre mondiale et partage des caractéristiques similaires, incluant un canon de 5 pouces et des cellules pour différents types de missiles.
L’USS Michael Murphy (DDG-112), basé à Pearl Harbor, renforce encore ces capacités avec un système de combat Aegis. Un sous-marin d'attaque rapide pourrait également faire partie de cette flotte, bien que cela reste à confirmer, selon les analyses d'Euronews.
Des tensions incessantes
La décision américaine d'envoyer cette armada n'est pas sans provoquer des réactions du côté iranien. "L’arrivée d’un tel navire de guerre ne changera pas notre détermination à défendre notre nation", a affirmé Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, insistant sur la confiance de l'Iran en ses capacités de défense.
Les relations entre l'Iran et les États-Unis resteront tendues, exacerbées par des conflits passés, notamment la récente guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël, où les États-Unis sont intervenus en soutien à leur allié israélien, selon Le Monde.
Pour illustrer ces tensions, un gigantesque panneau d’affichage anti-américain a été affiché à Téhéran, véhiculant le message évocateur : "Qui sème le vent récolte la tempête", en référence à cette escalation militaire.







