La tension grandit autour de l'émission "Morandini Live" sur CNews. L'ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, a rejoint les voix s'élevant pour boycotter le programme animé par Jean-Marc Morandini et diffusé sur la chaîne d'information de Vincent Bolloré.
Lors de son intervention sur BFMTV, sa colère était palpable face au maintien à l'antenne de Morandini, qui a été définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende pour corruption de mineurs.
"C'est effectivement un problème qu'il continue à être en plateau", a-t-elle exprimé sur BFMTV.
"Ce serait une bonne idée que ce soit la règle"
Elle a ajouté : "S'il m'invitait, je n'irais pas", soulignant que cela devrait devenir une règle pour son parti, Renaissance, ainsi que pour d'autres formations politiques.
Depuis le début de cette affaire, qui a éclaté en 2016, la quasi-totalité des représentants de gauche a évité le plateau de Morandini Live, une absence qui s'est accentuée après la décision de justice à son encontre. Cependant, la présence récente de certains élus LR et de membres du RN a suscité des critiques.
Pourtant, depuis lundi, Jordan Bardella a clairement demandé à ses membres de ne plus participer à l’émission, une information que Le Point a confirmée. Cette décision marque un tournant dans la position du RN vis-à-vis du journaliste contesté.
Du côté de CNews, Sonia Mabrouk, l'une des animatrices, a pris ses distances avec la direction, affirmant ne pas "cautionner cela", tandis que Pascal Praud a exprimé son soutien à sa collègue pour avoir été "juste" dans ses propos.
Pour l'heure, CNews a annoncé à l'AFP que Jean-Marc Morandini "continue son combat pour la justice et reste à l'antenne", envisagent un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme, alors que cette controverse continue d'alimenter le débat public en France.







