La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a clairement affiché son opposition à l'idée d'une commission d'enquête parlementaire, évoquant le risque d'une "confusion des pouvoirs". Toutefois, Gabriel Attal, le député et ministre des Comptes publics, a affirmé lors d'une interview sur France Inter le 11 février, qu'il n'est "pas opposé" à l'ouverture d'une telle commission concernant le volet français de l'affaire Epstein. Cette déclaration fait suite aux récentes révélations de la Cellule d'investigation de Radio France, qui pointe un haut diplomate français mentionné dans des documents déclassifiés liés à l'affaire.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a annoncé mardi dernier qu'il avait saisi le procureur de la République à ce sujet, mettant en lumière une préoccupation croissante au sein du gouvernement concernant les implications françaises dans cette affaire complexe. Des sources proches du dossier indiquent qu'une enquête pourrait également faire l'objet de discussions lors des prochaines sessions parlementaires, notamment en raison de la pression croissante de l’opinion publique pour obtenir des éclaircissements.
Des experts en droit public soulignent d'ailleurs l'importance de cette enquête, arguant que la transparence est cruciale pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions. Carole Simonnet, chercheuse en droit international, affirme : "La lumière doit être faite sur les implications des personnalités publiques dans de tels scandales afin de maintenir l'intégrité des institutions françaises".
En somme, même si Gabriel Attal n'initiera pas cette enquête, son ouverture à la discussion pourrait signaler une volonté de la part du gouvernement de traiter les préoccupations autour de l'affaire Epstein de manière plus proactive.







