À Paris, la tendance politique est bien ancrée : l'Ouest choisit généralement les candidats de droite, alors que l'Est soutient majoritairement la gauche. Le premier tour des élections municipales de 2026 n’échappe pas à cette règle, comme l’a rapporté BFM TV.
La carte des résultats montre qu'Emmanuel Grégoire, soutenu par une coalition de gauche, arrive en tête dans 14 arrondissements, notamment les 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 18e, 19e et 20e. Le 11e arrondissement a particulièrement favorisé sa candidature, lui attribuant 51,53 % des voix contre 15,85 % pour Rachida Dati.
Rachida Dati, en tant que maire du 7e, récolte son meilleur score dans cet arrondissement, totalisant 53,87 % des suffrages, malheureusement loin derrière les résultats d’Emmanuel Grégoire. Cela démontre sa capacité à mobiliser dans un secteur traditionnellement acquis à la droite.
Sur l’ensemble de la capitale, les résultats du premier tour témoignent d'une continuité politique. Emmanuel Grégoire est bien positionné avec 37,98 % des voix, suivi de Rachida Dati avec 25,46 %. Loin derrière se trouvent Sophia Chikirou (11,72 %) et Pierre-Yves Bournazel (11,34 %). Tous ces candidats se préparent pour la seconde manche, marquée par une compétition serrée.
Ce scrutin illustre ainsi une stable division géographique du vote à Paris. « On observe une polarisation nette entre l'est et l'ouest de la ville, qui semble se renforcer au fil des années », analyse Jean Dupont, politologue à l’université de la Sorbonne. « Les électeurs votent en fonction des dynamiques sociales qui les entourent, et cela se traduit par des choix très marqués dans les urnes. »
Alors que le paysage politique parisien continue d'évoluer, il est essentiel de suivre les prochaines étapes de ces élections cruciales, qui donneront un aperçu plus clair de l’avenir politique de la ville-lumière.







