Le 13 avril, il a été annoncé que quinze individus ont été inculpés pour leur implication dans des réseaux de passeurs responsables de traversées clandestines de la Manche, ayant tragiquement conduit à quatre décès entre octobre 2024 et février 2025.
Ces inculpations font suite à des informations judiciaires distinctes, l'une à Boulogne-sur-Mer suite à un naufrage en octobre 2024 ayant causé la mort de trois migrants, et l'autre à Lille pour un incident similaire où un migrant a perdu la vie en février 2025.
Les procureurs, Cécile Gressier et Samuel Finielz, ont révélé que ces enquêtes ont mis en lumière des réseaux criminels particulièrement structurés, composés d'Érythréens et d'Éthiopiens, qui ont orchestré des traversées illégales vers le Royaume-Uni depuis 2024. Les migrants, originaires de la Corne de l'Afrique, débarquaient d'abord en France avant d'être reconduits vers la région parisienne. Là, des « dirigeants de commerces communautaires parisiens » prenaient le relais, facilitant leur voyage et interviennent dans le paiement des traversées au moyen du système bancaire parallèle connu sous le nom d'hawala.
29 migrants morts en mer dans la région en 2025
Le 24 mars, une vaste opération de police, orchestrée par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), a permis d’appréhender 18 personnes dans le nord de la France, en région parisienne et en Auvergne. Dix suspects ont été mis en examen à Lille, et cinq à Boulogne, et les accusations portent sur des infractions graves telles que l'aide à l'entrée et au séjour irrégulier, ainsi que le blanchiment aggravé. Dans certains cas, cela pourrait s'étendre jusqu'à l'homicide involontaire. Parmi les personnes inculpées, sept ont été placées en détention provisoire, tandis que huit sont sous contrôle judiciaire.
Les tentatives de traversée de la Manche continuent d'être marquées par des conditions dangereuses et souvent chaotiques. D'après un rapport de plusieurs sources officielles, au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer dans la région au cours de l'année 2025, accentuant ainsi l'urgence d'une réponse à cette crise humanitaire.







