Le 14 mai, un arrêté interministériel paru au Journal Officiel a reconnu l'état de catastrophe naturelle pour les communes du Pré d'Auge, dans le Calvados, et de Camembert, dans l'Orne. Cette décision fait suite à des mouvements de terrain causés par la sécheresse, qui altèrent gravement certaines habitations.
Ceux qui habitent le Pré d'Auge, situé à proximité de Lisieux, ainsi que Camembert, au sud de Vimoutiers, peuvent à présent respirer un peu plus facilement. En effet, cet arrêté offre un cadre légal permettant aux sinistrés de lancer des démarches auprès de leurs assurances pour obtenir des compensations.
La présence d'argile dans le sol
Les mouvements de terrain survenus dans ces zones sont principalement attribués à la contraction et à la dilatation de l'argile présente dans le sol. Au fur et à mesure que la terre se dessèche, l'argile se rétracte, puis, lorsqu’elle est à nouveau hydratée, se dilate. Ce phénomène crée des tensions qui peuvent fragiliser les fondations des maisons, entraînant parfois des fissures sur les murs, comme l'expliquent les experts en géologie.
Cet état de calamité n'est pas une situation rare, La Fédération française de l'assurance met en garde sur les dangers que représentent ces mouvements de terrain lors de conditions climatiques extrêmes. Les sinistrés disposent désormais de 30 jours pour se déclarer auprès de leurs compagnies d’assurance afin de démarrer le processus d’indemnisation et éventuellement d'effectuer des travaux de réparation.
À noter que cet arrêté concerne également un total de 221 communes à travers la France, soulignant l'impact de la sécheresse sur de nombreuses régions. Les habitants des zones touchées espèrent désormais une aide rapide pour restaurer la sécurité de leurs foyers.







