Rixes à La Baule, menaces antisémites à Deauville, multiplication des incivilités sur le littoral : l’été s’annonce brûlant. Peut-on encore se sentir en sécurité à la plage ? Faut-il envisager de choisir sa destination de vacances en fonction de la tranquillité – ou de l'absence d'« ensauvagement » ?
Je me remémore mes journées de plage, des souvenirs d’enfance qui me rappellent un temps où la mer représentait la douceur de vivre. Pour revivre ces moments, j’ai récemment regardé des extraits de l’émission 40 degrés à l’ombre. On y voit des familles se détendre, les enfants jouant dans le sable. Une image d’un monde insouciant, sans les préoccupations que nous avons aujourd'hui.
Nouvelle France et nouvelle plage
Ces souvenirs contrastent fortement avec la réalité actuelle. Le paysage balnéaire a évolué, et des formes de délinquance, que l’on pourrait appeler « thalassodélinquance », ont émergé sur nos côtes. Des espaces autrefois occupés par des vacanciers paisibles sont désormais envahis par des comportements agressifs. Comme l'indique Le Monde, cette saturation par des groupes venus des villes crée un environnement stressant, où la quiétude est remplacée par le bruit et l’insécurité.
Les images récentes de rixes à La Baule, où la violence semble se développer, montrent bien cette dégradation. Le maire, face à cette montée de tensions, évoque les conséquences des politiques passées, se questionnant sur leur impact. À Deauville, des menaces antisémites à l'encontre des juifs rappellent que la situation est partout alarmante.
Bagarres, crachats, incivilités
La Belgique n'est pas en reste. Chaque été, les plages belges deviennent le théâtre d'incidents similaires. Des groupes de jeunes, souvent qualifiés de « sauvageons » par les médias, engendrent un climat d’insécurité sur le littoral de la mer du Nord. Le récent affrontement dans un tram à Ostende, où plusieurs agents de transport ont été blessés, témoigne bien de cette escalade.
Le réchauffement climatique intensifie encore notre mal-être. Alors que la traditionnelle pudeur s’efface devant des revendications variées, la plage, autrefois symbole de liberté, semble perdre de son attrait. Nous aspirons à retrouver ce bonheur simple, sans violence, où le ciel, le soleil et la mer, comme le chante François Deguelt, retiennent la promesse d'un été serein. Peut-être qu'à travers nos luttes contre l'ensauvagement, nous pourrons un jour, comme le suggère Michel Lang, redécouvrir les véritables plaisirs de l'été.







