Le projet d'installation d'une ligne électrique à très haute tension (THT) suscite un vent de fronde parmi les riverains et les élus locaux, qui craignent pour leur cadre de vie. Les critiques ne cessent de se multiplier.
"Nous voulons continuer à vivre tranquille". C'est ce que souligne un habitant interrogé par Le Parisien sur la future ligne THT reliant Petit-Caux (Seine-Maritime) à Amiens (Somme). Prévue par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, cette ligne est présentée comme essentielle pour la transition énergétique, mais les critiques vont bon train.
L'association THT 76/80, regroupant des agriculteurs, des riverains et des élus, s'est constituée pour s'opposer à cette initiative. Sylvain Finet, son président, dénonce un manque de transparence de RTE sur les motivations et les justifications du projet.
Une détermination sans faille parmi les opposants
Le projet soulève de vives inquiétudes, notamment en ce qui concerne l'impact environnemental. En effet, des pylônes et des socles en béton seront ériger le long de la ligne, passant même par la forêt d'Eu. "La destruction de 10 hectares de forêt est inacceptable", s'indigne Christine Rodier, la maire de Millebosc (Seine-Maritime). Cette exploitation des terres agricoles et la mise en péril des espaces naturels sont au cœur de l'indignation générale.
Les membres de l'association THT 76/80 sont résolus à faire échouer le projet. "Notre position est ferme et définitive. Nous refusons cette ligne", affirment Francine et José Adam, habitants de Touffreville-sur-Eu, déterminés à protéger leur cadre de vie contre cette initiative jugée démesurée.







