Ne pas parler trop vite, rester authentique, soigner son introduction, respirer correctement et établir un contact visuel avec son auditoire sont des conseils précieux offerts par Me Félix Molteni, avocat et expert en concours d'éloquence, pour améliorer l'aisance orale.
Une compétence valorisante qui redonne confiance
Qui de mieux qu'un avocat pour parler de l'aisance orale ? Me Félix Molteni, au barreau de Libourne, a remporté plusieurs concours d'éloquence, incluant un texte reconnu lors d'un concours international qui fut même mis en scène par Richard Berry. Selon lui, « la parole est un outil puissant qui peut renforcer la confiance en soi ». Ses initiatives, telles que des concours d'éloquence organisés avec ses confrères à l'attention des jeunes en difficulté, illustrent son engagement à transmettre cette compétence essentielle.
Pratique et préparation pour une éloquence maîtrisée
« L'éloquence n'est pas innée ; cela se travaille », affirme Me Molteni. Il encourage la répétition et la correction comme bases de l'amélioration. Des exercices tels que regarder des discours inspirants, pratiquer devant ses proches ou se filmer peuvent aider chacun à affiner son style. En évoquant les premières secondes cruciales de l'intervention, il explique que capturer l'attention dès le début est essentiel.
Rester soi-même pour authentifier le discours
Me Molteni insiste sur l'importance de l'authenticité : « Le plus important est de rester soi-même. Les auditeurs détecteront facilement une insincérité ». Ce conseil est d'autant plus pertinent quand il s'agit d'équilibrer humour et émotion selon le public. Il est crucial de s'adapter et d'être honnête dans son approche. Il n'y a pas de place pour les excuses sur scène, il faut agir comme si rien ne s'était produit en cas de petites erreurs.
Prendre son temps pour marquer les esprits
Un autre point crucial abordé est le rythme de la parole. « Moins vous allez vite, plus vous êtes écouté », recommande-t-il. Il valorise le silence, utilisant l'exemple de Sacha Guitry pour démontrer que des pauses peuvent renforcer l'impact d'un discours. « Le silence crée une atmosphère de solennité », conclut-il.







