Médecin généraliste engagée, Gabrielle a dédié sa carrière à l’hôpital public. En prolongeant son activité bien au-delà de l'âge de la retraite, elle a su maximiser sa pension grâce à une surcote significative.
Épanouie par son métier, Gabrielle a fait ses débuts en tant que médecin urgentiste dans un hôpital public, où elle a passé 30 ans à secourir des patients en détresse. En raison du vieillissement de la population et de l'augmentation du nombre de personnes âgées, elle a décidé d'élargir ses compétences et a obtenu une capacité en gériatrie. À 57 ans, elle a transféré ses compétences vers le service de gériatrie d'un autre établissement public, poursuivant cette voie pendant une décennie.
Bien qu’elle eût souhaité continuer, une alerte de santé l’a incitée à envisager la retraite. En juillet 2022, Gabrielle a donc quitté ses fonctions. "J’avais accumulé beaucoup de congés et de RTT, ce qui m’a permis de passer à mi-temps les six derniers mois tout en bénéficiant d’un salaire de temps plein", raconte-t-elle.
Un parcours professionnel en tant que praticien hospitalier
Gabrielle a toujours été intégrée dans le cadre hospitalier comme médecin généraliste. Après avoir réussi un concours national, elle est devenue praticien hospitalier à temps plein, côtoyant divers professionnels tels que pharmaciens et psychiatres. Les praticiens hospitaliers, bien que ne faisant pas partie de la fonction publique à proprement parler, se voient attribuer un indice de traitement qui progresse avec l'ancienneté.
À la fin de sa carrière, Gabrielle avait atteint le maximum de son échelon. Bien qu’elle n’ait pas le statut de fonctionnaire, sa rémunération était fixée selon les normes applicables aux agents du service public hospitalier.
Une retraite valorisée grâce à une surcote significative
En fin de carrière, Gabrielle touchait un salaire brut de 8 300 €, auquel s’ajoutait une indemnisation de 1 000 € pour un service public de plus de 15 ans, pour un total de 9 300 € brut par mois. Après déductions fiscales, elle percevait environ 5 600 € nets mensuels.
À sa retraite, elle n’est pas loin de ce montant : Gabrielle reçoit 1 700 € nets de la part de l’Assurance Retraite, 3 450 € de l'Ircantec et environ 30 € de l'Agirc-Arrco, pour un total de 5 180 €. Ce montant, bien que légèrement inférieur, est dû à la surcote, fruit de ses années de travail au-delà de l’âge légal. Gabrielle a continué à travailler jusqu’à 66 ans, alors qu’elle aurait pu arrêter à 62 ans sans pénaliser son taux plein, ayant obtenu bien plus que les 166 trimestres requis.
Les trimestres supplémentaires par rapport à ceux exigés pour un taux plein permettent une surcote de 1,25 % par trimestre. En finissant son activité en juillet 2022 plutôt qu’en mars 2018, Gabrielle a cumulé 17 trimestres additionnels, générant une surcote de 21,5 %. Ainsi, sa pension de base, initialement de 1 582 € brut par mois, est montée à 1 918 € à cause de cette surcote, tout en lui permettant d’accumuler des points à l'Ircantec pendant ses années de travail supplémentaires.
Un coup de pouce financier avec l’épargne retraite
À ces revenus s’ajoute la rente de la Préfon, une épargne retraite planifiée contractée dès ses débuts professionnels, dont la valeur de rachat était de 155 000 € lors de sa retraite. "Mon père m’a toujours conseillé de préparer ma retraite. J’ai appliqué ses suggestions dès le début en augmentant ma cotisation avec mes responsabilités", partage Gabrielle. Ces conseils avisés lui ont permis de bénéficier d’une rente mensuelle de 500 € en plus de ses retraites de base et complémentaire.







