Une centaine d'employés de Chéreau, une entreprise spécialisée dans les camions frigorifiques située à Ducey-les-Chéris, a déclenché une grève ce lundi 4 mai, à l'appel de la CGT. Ils se sont rassemblés devant le site de l'entreprise pour exprimer leur mécontentement face à la négociation annuelle obligatoire (NAO) qui s'est révélée insatisfaisante.
Maxime Debout, secrétaire départemental de la CGT50, a déclaré : "Les agents se sont mobilisés, se relayant toute la journée selon leurs horaires de travail". Ce mouvement de contestation est déclenché par la décision de la direction de ne pas proposer d'augmentation générale des salaires, bien que cela fasse des années que les salariés n’aient pas bénéficié de revalorisations. En effet, avec un plan de charge significatif, Chéreau produit 18 remorques frigorifiques par semaine, et compte près de 1000 employés qui jugent que leur contribution mérite une juste rémunération.
Debout a ajouté : "La direction refuse de reconnaître le travail acharné de ses équipes, et alimente ainsi un climat de frustration parmi les salariés". Les représentants syndicaux estiment qu'après des années de service, les employés méritent une réévaluation de leur salaire pour mieux refléter la richesse qu'ils génèrent pour l'entreprise. Pour l'instant, le silence de la direction de Chéreau face aux questions soulevées par ICI Cotentin plonge la situation dans l'incertitude.
Les grévistes s'impatientent, réclamant des réponses claires et un engagement concret de la part de leur direction afin d'éviter que ce conflit ne s'amplifie.







