Un rapport émanant des services de renseignement d'un pays membre de l'Union européenne met en lumière les inquiétudes croissantes pour la sécurité de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie. Selon Financial Times, le Service fédéral de protection (FSO) a considérablement augmenté les mesures de sécurité entourant le président, alimentées par des rumeurs de tentative de coup d'État, notamment liées à un ancien ministre désormais critiqué.
Le climat de paranoia au sein du Kremlin se renforce ; Poutine passerait de plus en plus de temps dans des installations sécurisées, se préoccupant de l'évolution du conflit en Ukraine. Un rapport récent du journal britannique indique que le président se détourne progressivement des responsabilités civiles (source : Le Figaro).
Ce sentiment d'isolement, exacerbé par la pandémie de Covid-19, s'est intensifié depuis mars avec des inquiétudes autour d'un coup d'État. Une analyse de CNN souligne que ces nouvelles mesures de sécurité résultent également de l'assassinat d'un général russe de haut rang, suscitant des tensions parmi les services de sécurité.
Le média d'opposition IStories a examiné le rapport des services de renseignement européens. Ce document précise que la liste des lieux fréquentés par Poutine et sa famille a été drastiquement réduite. Étrangement, il n'a effectué aucun déplacement vers des infrastructures militaires cette année, un fait marquant comparé à ses visites fréquentes en 2025.
Les mesures de sécurité touchent également son entourage. Des coupures régulières des communications autour du Kremlin sont rapportées, tandis que les contrôles d'accès se sont durcis, empêchant le personnel d'utiliser des appareils connectés à Internet ou de se déplacer librement. Ces précautions sont perçues comme des tentatives pour écarter les menaces internes (source : Le Figaro).
De plus, le rapport met en lumière le cas de Sergueï Choïgou, ancien ministre de la Défense, dont l'influence a décru depuis son éviction en 2024. L'arrestation de son proche collaborateur, Ruslan Tsalikov, le 5 mars, est considérée comme un coup dur pour lui, amplifiant la menace d'une enquête judiciaire à son encontre. Malgré les soupçons de corruption, le rapport ne fournit pas de preuves concluantes (source : CNN).
Étonnamment, la commission d'enquête russe a confirmé que Tsalikov a été arrêté pour des infractions financières, et les allégations de corruption au sein de l'appareil militaire russe ont augmenté, surtout depuis le début de l'invasion ukrainienne.







