Avec l'approbation du Parlement, dont 74 % des sénateurs et 65 % des députés ont voté en faveur, Xavier Piechaczyk, actuel président de RTE, prend les rênes de la RATP. Sa nomination s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur, Jean Castex, mais dans un contexte marqué par des tensions grandissantes.
Âgé de 56 ans, Piechaczyk affiche un parcours impressionnant. Titulaire d'un doctorat en sciences politiques et d'un diplôme d'ingénieur, il a conseillé François Hollande sur les questions de transports, d'énergie et d'environnement, et a dirigé divers services relatifs à la réglementation des transports.
Des défis à relever
La RATP est confrontée à des enjeux majeurs, notamment en raison de l'ouverture à la concurrence des transports ferroviaires, qui met à mal les accords sociaux établis. Comme l'indique le syndicat CFE-CGC de la RATP, "les engagements de service public doivent être suivis de résultats concrets". Le changement structurel, lié à la création de filiales, génère des inquiétudes parmi les employés, puisque ces dernières pourraient représenter plus de 50 % du chiffre d'affaires d'ici 2027.
"Nous avons besoin d'un président qui soit en mesure de fédérer les équipes et de placer l'humain au cœur des décisions", ajoute Fabien Renaud, président de la CFE-CGC RATP.
Une stratégie à définir
En parallèle, Piechaczyk devra également naviguer sur le plan international, la RATP étant active dans 16 pays. Il devra gérer l'introduction de nouveaux matériels, notamment les rames de métro MF19, attendues sur plusieurs lignes d'ici 2034.
Enfin, un autre défi de taille l'attend : l'exploitation par la RATP des TER en Normandie à partir de 2027, un projet dont le succès dépendra d'une écoute des besoins des usagers et des syndicats locaux, qui ont manifesté leur opposition face à ce changement.
Alors que Piechaczyk débutera son mandat, les yeux seront rivés sur ses capacités à transformer la RATP face à des défis contemporains et à maintenir l'équilibre au sein d'une entreprise en pleine mutation.







