L'économie française affiche une résilience inattendue au début de l'année, comme l'indique la Banque de France. Lors de son enquête mensuelle, elle prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,2 à 0,3 % pour le premier trimestre 2026. Cette estimation, présentée mercredi, témoigne d'un rythme constant par rapport à la fin de 2025.
La Banque de France s'appuie sur les retours de 8 500 entreprises, recueillis entre le 28 janvier et le 4 février, pour conclure que l'activité économique demeure "imperturbable" mais "relativement molle", selon les mots de Xavier Debrun, le chef économiste de l'institution.
Pour 2026, les prévisions suggèrent un rythme de croissance autour de 1 %, après un chiffre de 0,9 % pour l’année précédente, bien que M. Debrun insiste sur le fait qu'il est encore trop tôt pour faire des pronostics détaillés pour le reste de l'année.
Les secteurs analysés, à savoir l'industrie, les services et le bâtiment, affichent des signes de renforcement. "Les ventes dans ces secteurs sont boostées par la demande dans les domaines de la défense et de l'aérospatiale", commente M. Debrun, soulignant l'impact des efforts de réarmement à l'échelle mondiale.
Dans les services marchands, l'activité s'est également redynamisée, avec tous les sous-secteurs en progression, notamment l'édition et les services aux entreprises. Quant au bâtiment, il a enregistré une croissance supérieure aux attentes, avec une activité qui reprend nettement.
M. Debrun conclut en affirmant : "L'économie française poursuit son chemin, imperturbable malgré les turbulences mondiales. Bien qu’elle soit proche de son potentiel, elle ne montre pas une grande vigueur. C'est la stabilité de cette croissance, assez molle mais continue, qui étonne dans ce contexte international si complexe."







