Le parquet de Montpellier n'a divulgué aucun détail sur les accusations portées contre l'agent de l'Office national des forêts (ONF) dans cette affaire. Selon le quotidien Midi Libre, les enquêteurs tentent de déterminer si une cigarette jetée depuis une voiture de patrouille est à l'origine de l'incendie qui a ravagé la région.
Ce qui s'avère être un « épisode jamais vu » a profondément choqué les agents de l'ONF. Patrice Martin, secrétaire général du syndicat Snupfen-Solidaires, a exprimé l'incompréhension de nombreux collègues face à cette mise en examen. La mission de ces forestiers est de protéger les forêts et la perspective qu'un des leurs soit suspecté d'avoir déclenché un feu meurtrier est dévastatrice.
Une cigarette jetée par une fenêtre ?
L'agent en question, qui conteste toute implication, fait face à des accusations de destruction involontaire par incendie aggravée. Libéré sous contrôle judiciaire, il ne reprendra pas ses fonctions dans la lutte contre les incendies. L'ONF, bien que non impliqué dans cette affaire, est préoccupé par la gravité de la situation.
Les investigations menées ont permis de rassembler des « indices graves et concordants ». À l'heure de l'apparition du feu, un véhicule de l'ONF, celui du mis en examen, circulait sur la route à proximité. Son binôme, également auxiliaire de protection de la forêt, a été placé en garde à vue mais a depuis été libéré sans poursuites.
Dix mois d'enquête ont conduit à des doutes quant à la présence de l'agent sur les lieux. Selon les analyses effectuées, aucun ADN n'a été associé aux mégots retrouvés dans la zone du sinistre, soulevant des interrogations quant à la piste de la cigarette.
11 000 hectares brulés, un bilan tragique
Le feu, qui a éclaté le 5 août 2025, a ravagé 11 000 hectares de Forêt, détruit 36 habitations et causé la mort d'une femme de 65 ans. L'incendie a été maîtrisé le 28 août, mais les conséquences sont désastreuses.
En période estivale, la présence de l'ONF en termes de surveillance a été doublée par rapport à 2022. La situation exige une vigilance accrue face aux départs d’incendie, et l’organisation de patrouilles intensifiées est plus cruciale que jamais.







