Samedi soir, plusieurs villes françaises ont été le théâtre de violences à la suite de la défaite de l’équipe de football d’Algérie face au Nigeria lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Des policiers ont été ciblés par des tirs de mortiers d’artifice à Lille, Roubaix, Lyon, Toulouse, Marseille et Nice, sans faire de blessés parmi les forces de l’ordre.
À Lille, par exemple, les agents ont fait face à des tirs de mortiers dans le quartier de Wazemmes. En réaction, ils ont utilisé des dispositifs de dispersion tels qu'un lanceur d'eau. Dans le nord à Roubaix, une dizaine d’individus ont également attaqué des policiers, et trois véhicules ont été incendiés. Un jeune de 12 ans a été interpellé pour avoir mis le feu à une poubelle avant d'être relâché.
À Lyon, environ 350 supporters algériens se sont rassemblés place Gabriel Péri. Après le coup de sifflet final, ils ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont à nouveau dû se défendre avec des moyens collectifs. Un individu a été arrêté pour « recel de vol », selon une source policière. Le climat tendu s'est amplifié alors que des médias locaux rapportaient des scènes similaires dans d'autres villes.
À Toulouse, une vingtaine de personnes ont incendié deux voitures dans le quartier du Mirail, ce qui a conduit à l’arrestation d’un jeune homme de 19 ans, précédemment connu des services de police. Marseille n’a pas échappé à la violence, où une centaine d’individus ont visé les policiers avec des mortiers, entraînant deux arrestations.
Enfin, à Nice, des policiers en patrouille ont été également ciblés par des tirs dans le quartier de l’Ariane, créant une ambiance de tension généralisée. Ces événements soulèvent des questions sur la gestion des foules et la sécurité publique, d’autant plus qu’ils surviennent dans un contexte de forte mobilisation autour de l'équipe nationale algérienne.
Des experts en sécurité ont noté que ces incidents mettent en lumière non seulement des frictions au sein des communautés, mais aussi la nécessité d’une meilleure prévention et gestion des événements sportifs. Le climat de ferveur autour des compétitions de football peut parfois mener à des débordements regrettables, et les autorités doivent être vigilantes.







