Alors que le fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis franchit son sixième jour, voici les derniers événements survenus ce lundi.
Le président américain, Donald Trump, a exprimé son indifférence quant au retour potentiel de l'Iran à la table des négociations suite à l'échec des discussions à Islamabad. "Cela m'est égal qu'ils reviennent ou non. S'ils ne reviennent pas, ça me va très bien", a-t-il déclaré aux journalistes à la base militaire d'Andrews, soulignant davantage sa position lors d'un retour d'un week-end en Floride.
De son côté, l'Iran a affirmé qu'il était à "deux doigts" d'un accord avec les États-Unis lors des pourparlers à Islamabad. Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a attribué l'échec à l'inflexibilité des Américains.
En réponse à la situation, l'armée américaine a annoncé qu'un blocus serait imposé aux ports iraniens à partir de lundi 14H00 GMT. Cette mesure toucherait les navires de toutes nationalités entrant ou sortant des eaux iraniennes, bien que les navires ne se dirigeant pas vers l'Iran puissent encore traverser le détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial.
Les tensions se sont accentuées également avec de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban, faisant au moins six victimes, y compris un secouriste de la Croix-Rouge, selon le ministère libanais de la Santé. L'organisation a révélé que son équipe avait été prise pour cible par un drone israélien alors qu'elle réalisait une mission humanitaire.
En réaction aux menaces américaines, l'amiral Shahram Irani, chef de la marine iranienne, a qualifié ces affirmations de "ridicules et amusantes", affirmant que les forces navales iraniennes surveillaient tous les mouvements des États-Unis dans la région.
Par ailleurs, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a réaffirmé la volonté du Liban d'obtenir un retrait israélien complet de son territoire, et a exprimé son engagement à mettre fin aux hostilités par la négociation. Il s'apprête à rencontrer des représentants israéliens à Washington.
Enfin, Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a déclaré que l'armée avait neutralisé "la menace d'une invasion" par le Hezbollah lors de sa première visite dans le sud du Liban depuis le début des combats le 2 mars dernier.







