Suite à une journée de concertation à Islamabad, le vice-président américain JD Vance a pris son vol retour sans avoir trouvé d'accord, l'Iran rejetant ce qu'il qualifie d'« offre finale ».
Cette impasse alimente les craintes d'une reprise des affrontements dans la région, comme l'a souligné le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, qui a insisté sur la nécessité de maintenir l'engagement pour le cessez-le-feu.
Toutefois, ni les États-Unis ni l'Iran n'ont clarifié la situation concernant la prolongation de cette trêve, marquant un tournant inquiétant dans les hostilités qui ont émergé depuis le début des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.
Lors d'une conférence de presse, M. Vance a exprimé sa déception face à l'absence d'un « engagement ferme » de Téhéran sur la cessation de son programme d’armement nucléaire, un point crucial depuis le début de ce conflit qui perturbe l'économie mondiale. « Nous rentrons aux États-Unis sans être parvenus à un accord », a-t-il déclaré. Il a ajouté que cette situation était plus désavantageuse pour l'Iran.
De son côté, l'Iran a attribué l'échec des négociations à des « demandes déraisonnables » de la part américaine, selon la télévision d'État iranienne. Le porte-parole des affaires étrangères a évoqué une « atmosphère de méfiance » qui a pesé sur les discussions.
Pas d'engagement formel de l'Iran
JD Vance était épaulé par des figures politiques comme Steve Witkoff et Jared Kushner, tandis que l'Iran était représenté par des hauts responsables, dont le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. Vance a fait allusion à un éventuel délai accordé à Téhéran pour examiner l’offre américaine.
Il a insisté sur la nécessité d'un « engagement formel » pour que l'Iran renonce à la production d’armes nucléaires, soulevant la question de la confiance à long terme, « pas seulement pour aujourd'hui ou dans deux ans, mais pour l'avenir ».
Des enjeux complexes
Bien que la question nucléaire ait été au centre des discussions, d'autres thèmes ont également été abordés. Le porte-parole iranien a mentionné la complexité des problématiques et l'ajout de nouveaux sujets, incluant le détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement énergétique mondial.
Les récents événements ont vu l’armée américaine procéder à un déminage dans le détroit, tandis que les Gardiens de la Révolution ont averti d'une réponse sévère à toute intrusion militaire.
Un tollé au Liban
La guerre dans la région a causé des milliers de morts, particulièrement au Liban, où le nombre des victimes continue d'augmenter. Au total, les autorités libanaises rapportent plus de 2 000 décès depuis le début des hostilités, avec des frappes israéliennes ayant causé des pertes massives récemment.
Malgré l'engagement d'Israël pour une solution durable, les tensions demeurent vives, l'avenir de la paix reste incertain, incitant à la recherche d'un accord moins fragile.







