Une récente enquête menée par l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) met en lumière une réalité troublante : le Maroc et l'Algérie sont devenus des sanctuaires pour de nombreux fugitifs recherchés par la justice française. Selon un document confidentiel révélé par RTL, 218 fugitifs auraient choisi de se réfugier au Maroc, tandis que 124 auraient trouvé asile en Algérie.
« Les évolutions récentes de la criminalité organisée offrent aux malfaiteurs la possibilité de diriger leurs activités illégales depuis l'étranger sans crainte immédiate », explique un rapport de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF), comme le cite RTL. Ce phénomène soulève des questions sur l'efficacité de la coopération policière internationale dans la lutte contre la criminalité transnationale.
Des infractions variées selon les régions
Les données publiées indiquent des disparités notables dans le type d'infractions commises par ces fugitifs en fonction de leur lieu de refuge. Par exemple, aux Émirats arabes unis, 38 % des fugitifs sont recherchés pour des délits économiques, un chiffre qui grimpe à 91 % en Israël pour des crimes similaires. Ce modèle suggère que la nature des infractions pourrait influencer les choix des destinations des fugitifs.
Le rapport mentionne aussi d'autres pays accueillant des fugitifs, comme la Turquie (41 avis rouges via Interpol), le Royaume-Uni (34), et les États-Unis (20), sans oublier le Sénégal (21) et des pays européens tels que la Serbie et la Thaïlande, chacun affichant une grande diversité de types criminels.







