"C'est le chaos, les gars !" s'amuse Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, alors qu'il attire les caméras lors d'un événement à la Maison Blanche. Ce moment phare change de dynamique de campagne à l'approche d'une rivalité avec JD Vance, le vice-président.
Rubio, 54 ans, a captivé une salle de presse pleine à craquer mardi dernier. Il a pris le relais de Karoline Leavitt, la porte-parole de l'exécutif, actuellement en congé maternité.
Interrogé sur des sujets variés, Rubio a abordé l'Iran et sa visite imminente au Vatican, un déplacement perçu comme un affront à Vance, également catholique pratiquant. Les attention des médias se tournent vers les interactions de ces deux poids lourds.
Sur un ton plus léger, il a partagé une boutade : "Vous n'êtes pas prêts pour mon nom de DJ", se référant à une vidéo de lui en pleine séance aux platines, qui a largement circulé sur les réseaux sociaux récemment.
Désireux de briser son image de diplomate conventionnel, il a pimenté ses déclarations d'une référence au groupe Cypress Hill, accusant les leaders iraniens d'être "Insane in the Brain". Cette déclaration, tirée d'une chanson populaire des années 90, a suscité l'attention des journalistes présents.
Rubio a également partagé sa vision d'une Amérique inclusive, soulignant que son rêve est de permettre à quiconque de réussir, indépendamment de ses origines. Un discours qui se démarque de la rhétorique identitaire d'autres membres de l'administration Trump.
"Marco Rubio a brillé lors de son intervention", a tweeté Nick Sortor, un influent du mouvement politique de droite, en ajoutant que Rubio est un "candidat sérieux" pour 2028.
Pendant ce temps, JD Vance, 41 ans, essaie de tourner la page sur ses récentes missions diplomatiques peu fructueuses. Après des voyages en Hongrie et au Pakistan qui ont suscité des critiques, il se recentre sur son Etat d'origine, l'Ohio, pour rallier ses bases.
Vance, qui a débuté sa carrière politique avec un livre sur son enfance difficile, s'est également rendu dans l'Iowa, un Etat clé pour les enjeux électoraux de 2028, particulièrement impacté par les fluctuations économiques dues aux tensions au Moyen-Orient.
Pour l'instant, ni Rubio ni Vance n'ont officiellement déclaré leurs intentions pour la présidentielle de 2028. Les sondages laissent entrevoir un certain élan pour Rubio, alors que Vance semble chercher à se distancier du bilan de Trump, dont la popularité s'effrite, notamment à cause de la situation en Iran.
Dans un entretien à Vanity Fair, Rubio a affirmé qu'il soutiendrait Vance si ce dernier choisissait de se présenter, alors que Vance, dans une déclaration de février, a minimisé les tensions entre eux. L'avenir politique de ces deux figures se dessine dans un contexte incertain et turbulent, mais promet d'être captivant pour les électeurs américains.







