À compter du 15 mai, la France mettra un terme à la vente de produits alimentaires contenant du CBD, un dérivé non psychotrope du cannabis réputé pour ses effets apaisants. Cette décision, résultant d'une directive européenne, inquiète vivement les acteurs du secteur, qui doivent écouler leurs stocks avant la date fatidique.
Les bonbons, tisanes et huiles contenant du cannabidiol vont disparaître des étals, conformément à la régulation concernant les "novel food", ou nouveaux aliments, instaurée par l'Union européenne en 1997. La Direction générale de l'alimentation (DGAL) a longtemps fermé les yeux sur ce marché en pleine expansion, mais elle a décidé de faire appliquer la réglementation. Cette décision pourrait avoir des conséquences lourdes pour des entreprises qui ont investi dans ce créneau.
Les professionnels de la filière alarmés
Les professionnels, qui ont engagé des démarches depuis cinq ans pour obtenir des autorisations sur une centaine de produits au CBD, se retrouvent aujourd'hui dans une impasse. Certains ont vu leurs demandes rejetées, tandis que d'autres attendent des validations qui tardent à arriver. Reporté par la Le Monde comme une question de santé publique, ce mouvement suscite de vives inquiétudes. "Il y a des pays européens où des produits au CBD circulent librement. Pourquoi en France cette règle stricte ?", s'interroge un acteur du secteur. Cette réglementation pourrait non seulement freiner des innovations prometteuses, mais également nuire à l'économie locale, alors que les ventes de produits au CBD ont bondi ces dernières années.
Les réactions des consommateurs ne se sont pas fait attendre. Nombreux sont ceux qui, séduits par les propriétés relaxantes du CBD, font part de leur désappointment. Les spécialistes du bien-être, quant à eux, soulignent l'importance de disposer de ces produits afin de diversifier l'offre. À l'approche de l'échéance, la pression monte, et les professionnels espèrent encore un revirement de situation avant le coup d'envoi des interdictions.







