Le président russe a prononcé un discours lors d'une cérémonie modeste dédiée à la victoire de 1945.
Lors d'une brève cérémonie marquant la victoire soviétique du 9 Mai 1945, Vladimir Poutine a affirmé que son armée faisait face à des « forces agressives » soutenues par l'Otan en Ukraine. Ce discours s'est déroulé sur la place Rouge à Moscou, au début d'une trêve acceptée par Kiev, et a été réduit à une cérémonie sans équipements militaires, durant à peine 45 minutes. Cette situation a été consolidée par une trêve de trois jours annoncée par Donald Trump.
Le climat a été marqué par des menaces potentielles d'attaques de drone ukrainiens visant à perturber ces commémorations, alors que des frappes russes avaient déjà été signalées sur Kiev en représailles, comme le rapporte Le Monde.
« Notre cause est juste »
« Le grand exploit de la génération victorieuse... inspire aujourd'hui nos soldats aux prises avec une force agressive armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'Otan », a déclaré Poutine. « Je suis convaincu que notre cause est juste... La victoire fut nôtre et le sera toujours », a-t-il insisté, alors que l'hymne national retentissait.
Déployé devant des centaines de soldats sur la place, Poutine a vu une participation d'éléments de l'armée nord-coréenne, qui a joué un rôle dans les combats de la région de Koursk, selon les chaînes d'État russes.
Ce défilé s'est tenu sous une sécurité renforcée, observée par des journalistes de l'AFP, qui ont noté une désactivation de l'internet mobile dans le centre de la ville.
Aucune représentation militaire pour la première fois en 20 ans
Les événements du 9 Mai représentent une opportunité clé pour Poutine de canaliser la mémoire de la victoire soviétique afin de rassembler le soutien de la population russe autour de son intervention en Ukraine. Cependant, ce contexte a été affaibli cette année par la menace persistante de drones ukrainiens.
Moscou a considérablement réduit le faste habituel : pour la première fois depuis près de deux décennies, la place Rouge n'a pas vu de défilé de matériel militaire, ni de jeunes cadets. Le nombre d'invités étrangers a également chuté, n'accueillant que des dirigeants de Biélorussie, de Malaisie, de Laos ainsi que le Premier ministre slovaque Robert Fico et des représentants des républiques séparatistes géorgiennes.
Lire aussi







