Mercredi, l'Iran a exprimé un optimisme prudent quant à une éventuelle reprise des pourparlers avec les États-Unis pour mettre fin aux hostilités. Le président américain Donald Trump a, quant à lui, déclaré que les propositions actuelles de Téhéran ne le satisfaisaient pas totalement, soulignant que davantage de concessions étaient nécessaires.
"L'Iran souhaite établir un accord, mais nous ne sommes pas encore sur la même longueur d'onde. Nous finirons par trouver un terrain d'entente, ou alors nous devrons agir", a commenté Trump lors d'une réunion à la Maison Blanche. En dépit de ces tensions, les marchés ont montré des signes d'optimisme, le prix du pétrole ayant chuté.
Dans un autre registre, l'accès à Internet en Iran a été partiellement rétabli après une coupure de près de trois mois, une mesure qui pourrait signaler un désir de détente du régime, même si les Iraniens demeurent sceptiques quant à la persistance des restrictions.
Les hostilités semblent s'être atténuées depuis le 8 avril, date à laquelle une série de frappes israélo-américaines avait causé des milliers de victimes. Cependant, les pourparlers entre les deux nations restent difficiles et, comme le souligne un expert du géopolitique, Dr. Léon Moreau, "le détroit d'Ormuz demeure un point névralgique, et les tensions économiques mondiales sont palpables".
"Nous vivons dans l'incertitude, même avec le cessez-le-feu en place", confie Amir, un jeune développeur de logiciels de 27 ans, qui vit à Téhéran. "Nous sommes en permanence en proie à la peur des frappes de missiles dans la soirée." Les Gardiens de la Révolution, quant à eux, ont confirmé que la stratégie américaine souffrait de "faiblesses", mais ils restent néanmoins en état d'alerte.
D'après le ministère iranien du Renseignement, les attaques américaines et israéliennes n'ont pas atteint leur objectif de désunion du pays, mais de nouvelles méthodes semblent être envisagées pour y parvenir.
Récemment, Téhéran a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu dans le sud du pays, à la suite d'agressions nocturnes visant des sites de lancement de missiles. Alors que les médias d'État évoquent des explosions à Bandar Abbas, l'information n'a pas encore été officiellement confirmée.
Sur le plan économique, les prix du pétrole ont connu une chute significative : à 15h45 GMT, le baril de Brent perdait près de 4% pour s'établir à 96,10 dollars. Chris Weston, analyste chez Pepperstone, a précisé qu'un "optimisme prudent" existait autour d'un éventuel protocole d'accord, à la suite de discussions jugées "globalement positives" entre des responsables iraniens et qataris.
L'objectif principal de ces pourparlers : l’accès aux fonds iraniens gelés à l’étranger, en particulier au Qatar, où Téhéran réclame la libération de 24 milliards de dollars placés sous gel à cause des sanctions. Ce point est crucial, tout comme les questions nucléaires, qui seront abordées ultérieurement.
Quant aux États-Unis, ils réclament la destruction du stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran, dont la gestion reste encore incertaine. L'Iran dément catégoriquement toute intention de développer une arme atomique.
La télévision d'État a rapporté que les discussions autour d'un projet d'accord prévoient une levée des blocages américains sur les ports iraniens, en contrepartie d'un rétablissement du commerce dans le détroit d'Ormuz. Cependant, cette information a été rapidement démentie par la Maison Blanche, la qualifiant de "totale invention".
Du côté libanais, où l'Iran souhaite inclure le Hezbollah dans tout accord de paix, Israël intensifie ses frappes, tout en considérant le territoire au sud du fleuve Zahrani comme une "zone de combat".







