Cuba a récemment annoncé la suspension des paiements par cartes Visa et MasterCard à compter de samedi, suite à la rupture des relations entre une banque étrangère et l'institution financière cubaine, Fincimex. Cette décision a été qualifiée par la Banque centrale de Cuba comme une conséquence directe des sanctions étasuniennes en cours.
Cela fait suite à une communication reçue le 2 juin de la part de la banque étrangère, qui a décidé d'interrompre ses opérations avec Fincimex S.A. La Banque centrale de Cuba a précisé que le partenaire étranger n'a pas dévoilé son identité mais a affirmé que les accords avec l'entité cubaine étaient devenus « illicites et impossibles ». Ce coup de frein est en lien avec l'ordre exécutif émis par Donald Trump le 1er mai, qui s'inscrit dans une stratégie visant à asphyxier l'économie cubaine.
Depuis le début de l'année, l'administration Trump intensifie ses efforts pour isoler Cuba, en affirmant que le pays représente une menace grave pour la sécurité nationale des États-Unis. Outre les restrictions économiques, l'embargo pétrolier vise directement des entités comme le Groupe d'administration d'entreprises (GAE.SA ou Gaesa), qui est lié à l'armée cubaine et intervient dans plusieurs secteurs vitaux de l'économie de l'île. Comme rapporté par plusieurs médias français, la situation économique se dégrade, exacerbée par ces sanctions qui compliquent l'accès aux ressources nécessaires.
Le décret présidentiel de mai a mis en avant de nouvelles restrictions contre les entreprises collaborant avec Gaesa, déjà sous sanctions antérieures. La pression continue sur Cuba, déjà affaiblie par des décennies d'embargo, a suscité des critiques internationales. Des économistes estiment que ces mesures pourraient aggraver davantage la crise humanitaire sur l'île.
Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), les entreprises ont jusqu'à vendredi pour se conformer afin d'éviter des sanctions additionnelles. Dans un contexte où La Havane exprime la nécessité de soutenir son économie face à l'embargo imposé depuis 1962, cette nouvelle annonce inquiète et soulève des questions sur l'avenir économique du pays.







