Marine Le Pen et Nigel Farage réactivent les vieilles recettes populistes face à leurs déboires respectifs.
Par Matthieu Le Gall
Les récents péripéties de Marine Le Pen et Nigel Farage, chacun de leur côté de la Manche, illustrent parfaitement les mécanismes du populisme d'extrême droite.
Marine Le Pen, reconnue coupable de détournement de fonds publics, a décidé de se pourvoir en cassation. Dans l'espoir que les juges de la Cour de cassation prennent leur temps avant de rendre leur décision, elle se prépare à dénoncer cette "République des juges" si le verdict tombe à un moment crucial de sa campagne pour 2027 (source).
D'autre part, Nigel Farage fait également appel à la légitimité populaire pour écarter les polémiques qui l'entourent. Accusé de ne pas avoir déclaré des donations importantes d'origine douteuse, le leader de Reform UK a démissionné de son mandat parlementaire pour éviter une enquête qui l'inquiète. Dans une circonscription où il bénéficie d'un soutien indéfectible, sa réélection semble fortement assurée même face à un adversaire aussi singulier qu'un humoriste répondant au nom de « Comte tête-de-poubelle » (source).
Cette situation met en lumière la quintessence du populisme : un système où le leader se réclame du peuple tout en balayant les critiques et les institutions sur son passage. Dans ce cadre, les lois et normes démocratiques semblent souvent s'appliquer uniquement à la concurrence politique.
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