Le 15 juillet, les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré que le détroit d'Ormuz resterait fermé jusqu'à ce que les États-Unis mettent fin à leurs "actes d'agression". Cette annonce intervient après une série de frappes américaines dans le Golfe.
Depuis la mise en place du blocus naval le 14 juillet à 22 heures, la situation diplomatique s'est détériorée, sapant les efforts pour maintenir le cessez-le-feu signé le 17 juin, qui faisait suite à un accord de paix établi en avril.
Selon le Commandement central américain (Centcom), l'armée américaine a mené une nouvelle série de frappes destinées à frapper des "dizaines de cibles militaires" en Iran. Cette escalade a vu l'Iran riposter en ciblant des installations militaires américaines dans plusieurs régions du Golfe.
Les Gardiens de la Révolution ont également évoqué la possibilité de fermer d'autres voies d'exportation de pétrole et de gaz.« Notre réponse à l'agression ne sera pas facile, et nous allons intensifier nos actions », ont-ils affirmé dans un communiqué diffusé par les médias d'État iraniens.
La tension est palpable dans le détroit d'Ormuz, où plusieurs pétroliers ont été attaqués, faisant au moins deux morts et de nombreux blessés, selon l'Organisation maritime internationale.
Les répercussions économiques sont également considérées comme sérieuses. L’ONU a exprimé ses inquiétudes concernant les conséquences sur les millions de personnes qui dépendent de cette voie maritime pour leurs approvisionnements alimentaires et médicaux.
Après la réinstauration du blocus naval, Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a qualifié les actions américaines de "démantèlement" de l'accord. Donald Trump, quant à lui, a renouvelé ses menaces à l'encontre de Téhéran, affirmant que la situation n'allait pas s'arranger à moins de négociations.
Perspectives économiques ternies par le conflit, des prédictions d'une intensification des opérations militaires sont partagées par de nombreux experts. "Une escalade est probable si aucun accord n'est atteint", déclare un analyste du Middle East Institute.
D'autres sources, comme RFI, signalent que des attaques ont eu lieu sur des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, aggravant le climat d'insécurité dans la région. Le Koweït a signalé des frappes ayant blessé plusieurs militaires.
En Jordanie, l'armée a abattu des missiles lancés par l'Iran, ce qui démontre la portée croissante des hostilités dans cette zone stratégique.







