Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a exprimé, ce vendredi 6 mars, le besoin urgent d'une enquête américaine sur le bombardement présumé d'une école dans la ville de Minab en Iran. Il a insisté sur la nécessité d'une résolution "rapide" et entièrement "transparente".
Selon le secrétaire d'État américain Marco Rubio, le Pentagone est déjà en train de mener une enquête. Il a déclaré : "Nous avons l'espoir que cette investigation soit expéditive et claire. Il est essentiel que les responsables soient tenus de rendre des comptes, car il est évident que des erreurs ont eu lieu". Türk a ajouté qu'il était impératif d'envisager des réparations pour les victimes.
Une frappe américaine visant les Gardiens de la révolution?
D'après une enquête publiée par le New York Times, la frappe sur l'école, qui a coïncidé avec des attaques américano-israéliennes, pourrait avoir visé une installation navale des Gardiens de la révolution à proximité.
Aucune confirmation n'a été apportée par Washington ou Jérusalem concernant cette opération. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a assuré que le Pentagone vérifie les faits, en affirmant que les forces américaines ne ciblaient jamais des civils.
En s'appuyant sur des analyses d'images satellites et de témoignages via les réseaux sociaux, le New York Times a rapporté que l'école avait subi de lourds dégâts, en phase avec les attaques sur une base navale proche.
Les déclarations officielles concernant l'objectif des frappes par les États-Unis, près du détroit d'Ormuz, laissent supposer leur responsabilité potentielle dans cette tragédie.
Reuters, citant des responsables militaires anonymes, a indiqué que des enquêteurs estiment qu'il est "probable" que les forces américaines aient été impliquées dans la frappe touchant l'école, bien que l'enquête soit toujours en cours.
Le bilan des victimes est encore incertain, mais les médias d'État iraniens rapportent plus de 150 décès, le nombre de jeunes enfants parmi les victimes aggravant le choc. Une enquête dirigée par Le Monde a également confirmé la présence d'enfants dans les locaux lors de la frappe, corroborée par des images et des témoignages sur les réseaux sociaux.
Cette tragédie soulève des questions persistantes : était-ce une erreur ou l'attaque visait-elle délibérément les civils, basant les choix sur des renseignements périmés? Il reste à voir comment les enquêtes clarifieront ces doutes et quelles mesures seront prises pour éviter que de tels événements se reproduisent.







