Israël a intensifié ses bombardements sur la banlieue sud de Beyrouth, ciblant le mouvement chiite Hezbollah dans une escalade militaire préoccupante. Les bombardements, survenus lundi, interviennent alors que des informations font état de combats violents dans l'est du Liban.
Un correspondant de l'AFP présent à Beyrouth a rapporté avoir entendu une forte explosion dans cette région, fief du Hezbollah, embrumée par des nuages de fumée. Ce secteur a déjà été la cible de plusieurs attaques israéliennes au cours des derniers jours.
L'armée israélienne a affirmé avoir frappé des infrastructures appartenant à Hezbollah, affirmant qu'il s'agissait d'une action nécessaire dans le cadre de la guerre en cours au Moyen-Orient. Selon l'agence de presse officielle libanaise Ani, des raids israéliens ont également coûté la vie à au moins trois personnes et blessé 15 autres près du port de Tyr.
Dans la région est du Liban, près de la frontière syrienne, des combats intenses ont été signalés autour du village de Nabi Chit. Ce village avait déjà été ciblé par des opérations israéliennes dans le passé, notamment dans une tentative avortée de récupérer le corps d'un aviateur israélien capturé en 1986.
Des représentants du Hezbollah ont annoncé qu'ils avaient abattu un hélicoptère israélien dans la vallée de la Bekaa, où se situe Nabi Chit. Un communiqué du Hezbollah a précisé que les soldats israéliens avaient été transportés par environ 15 hélicoptères dans la nuit.
Le Hezbollah a déclaré avoir repoussé une offensive israélienne en tirant des roquettes et en utilisant des mitrailleuses pour défendre les villes-frontières d'Odaisseh et Aïtaroun, dans le sud.
La situation au Liban reste tragique, avec près de 400 morts signalés depuis le début du conflit. Selon Rakan Nassereddine, ministre de la Santé, parmi eux, on compte 83 enfants, la situation humanitaire s'aggrave de jour en jour.
Le Hezbollah a décidé de s'engager dans cette guerre en raison d'une attaque israélienne survenue le 2 mars, qu'il a qualifiée de vengeance pour la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Depuis lors, Israël a intensifié ses frappes, touchant à la fois Beyrouth et d'autres zones du pays.
Un rapport de HRW a également accusé Israël d’avoir utilisé des munitions au phosphore blanc dans des zones urbaines du sud du Liban. Cette substance, souvent utilisée pour obscurcir le champ de bataille, présente un risque majeur pour les civils.
En somme, l'escalade des hostilités au Liban provoque une profonde inquiétude au niveau international, alors que des experts et des organisations humanitaires appellent à la désescalade et à un cessez-le-feu immédiat pour protéger les civils.







