Les récentes déclarations du président américain, Donald Trump, laissent présager une escalade des frappes sur l'Iran dans les jours à venir. Mais quelles cibles restent encore à atteindre ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de notre reportage. Consultez la vidéo pour davantage de détails.
Le 13 mars, de violentes frappes ont secoué Téhéran, témoignant d'une intensification des hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Selon les autorités américaines et israéliennes, 15 000 cibles ont été atteintes jusqu'à présent, mais la question demeure : ces frappes ont-elles réellement affaibli le régime iranien ? Les deux nations ont concentré leurs attaques principalement sur les installations militaires, frappant 11 des 17 bases aériennes de l'Iran. Les images satellites révèlent des destructions massives, mais le principal objectif semble être de détruire la capacité d'action de l'Iran dans la région.
En seulement deux semaines, Téhéran a réussi à déployer 2 100 drones et 500 missiles balistiques, un fait que les analystes jugent préoccupant. La topographie montagneuse du pays rend ces arsenaux particulièrement difficiles à neutraliser, offrant un avantage stratégique à l'Iran qui parvient à dissimuler ses moyens militaires.
Renverser un régime tenace
Un autre objectif stratégique est de neutraliser le programme nucléaire iranien. Des installations près de Téhéran ont été ciblées, comme l'indiquent des images satellites illustrant plusieurs impacts. Toutefois, en dépit des frappes, peu de sites nucléaires ont été touchés, beaucoup ayant déjà subi des dommages lors des conflits précédents.
Actuellement, la priorité des États-Unis et d'Israël semble s'orienter vers un changement de régime, en visant de nombreux lieux de pouvoir au sein de la capitale iranienne. Bien que plusieurs bâtiments stratégiques soient réduits à néant, le régime iranien affiche encore une résilience. En réponse, Israël élargit son champ d'action, touchant au moins quatre dépôts de carburant à Téhéran, tentant ainsi d'affaiblir encore davantage le régime qui continue de résister.







