Atteint d’un cancer, le roi Charles III doit aussi faire face à un scandale sans précédent : impliqué dans l’affaire Epstein, son frère Andrew menace de plonger la famille royale dans la tourmente.
Par Matthieu Le Gall
L’arrestation surprise du prince Andrew, survenue à l’aube de son 66e anniversaire par la police de Thames Valley, a provoqué une onde de choc au Royaume-Uni, un écho que les Français, fervents républicains, n'ont sans doute pas mesuré à sa juste valeur. L'épisode historique le plus comparable serait sans doute l’arrestation de Charles Ier durant la Révolution anglaise, lorsqu'il fut abattu par les révolutionnaires. Une situation qui incita les monarques à faire preuve de plus de prudence dans leurs rapports avec le peuple. Non sans raison, l’influence réciproque entre Français et Britanniques persiste comme un fil conducteur de leur histoire.
Maintenant dépossédé de ses titres, Andrew Mountbatten Windsor représente un poids qui tire l’ensemble de la famille royale vers le bas. En plus d'avoir faussement nié ses relations avec Virginia Giuffre, qui accusait le duc d’avoir abusé d'elle, il est soupçonné d’avoir offert des informations sensibles à Jeffrey Epstein, alors même qu’il était en mission pour le gouvernement britannique, selon des sources médiatiques.
Actuellement en huitième position dans l’ordre de succession, il est de plus en plus demandé par des nations comme le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qu'Andrew soit exclu de la lignée. Bien que la loyauté du peuple britannique envers Charles III semble encore intacte, l’affaire a réveillé des appels pour plus de transparence de la part des Windsor. Buckingham Palace fait face à une crise sans précédent.







