Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a récemment révélé que des responsables cubains ont eu des discussions avec le gouvernement américain. Ces pourparlers, menés en toute discrétion, visent à explorer des solutions aux tensions existantes entre les deux nations. "Nous cherchons des solutions par la voie du dialogue," a-t-il déclaré lors d'une allocution retransmise.
Dans ce contexte, Raul Guillermo Rodriguez Castro, petit-fils de l'ancien dirigeant Raul Castro, a été mentionné comme un interlocuteur clé pour les autorités américaines.
Une libération symbolique
Le Mexique a salué l'initiative de négociation. La présidente Claudia Sheinbaum a exprimé son soutien, soulignant l'importance du dialogue face à l'embargo imposé à Cuba depuis 1962. Mexico a également fourni récemment une aide humanitaire significative à l'île.
Diaz-Canel a indiqué que des "facteurs internationaux" ont facilité ces échanges, et a annoncé la libération imminente de 51 prisonniers dans le cadre d'un effort de bonne volonté, orchestré grâce à la médiation du Vatican.
Donald Trump a affirmé que des négociations étaient déjà en cours avec Cuba, bien que la Havane n'ait pas confirmé ces contacts jusque-là. Washington a renforcé ses restrictions énergétiques appréhendant une "menace exceptionnelle" de Cuba, situé à proximité des côtes floridiennes.
Les Cubains, déjà affectés par une crise économique profonde et des pannes d'électricité fréquentes, espèrent que ces discussions marqueront le début d'une amélioration dans leurs conditions de vie.
Des voix pour la libération
Diaz-Canel a précisé que ce processus est "très sensible" et doit se poursuivre dans le respect des souverainetés de chaque pays. Des habitants comme Sergio Guerra, un vendeur à La Havane, ont exprimé leur scepticisme, affirmant que tout accord doit respecter les intérêts cubains.
La libération de 51 prisonniers, dont les noms n'ont pas encore été publiés, suscite néanmoins de l'espoir chez les familles touchées. Yusmila Robledo, dont le mari a été condamné pour avoir pris part à des manifestations, appelle à des changements significatifs : "Il faut qu'ils le libèrent. Si on ne négocie pas, on ne peut pas avancer," a-t-elle déclaré.
Enfin, l'organisation de défense des droits humains Justicia11J rapporte qu'actuellement, environ 760 personnes sont emprisonnées à Cuba pour des raisons politiques, témoignant de l'importance cruciale de ces dialogues pour l'avenir des droits civiques dans le pays.







