Pour affronter la montée vertigineuse des prix des hydrocarbures, Vladimir Poutine a exprimé sa volonté d'entamer des négociations avec les pays européens, à condition de constater un engagement mutuel de collaboration, lundi 9 mars.
La question demeure : Vladimir Poutine pourrait-il sortir gagnant de la guerre au Moyen-Orient ? En effet, lors d'une réunion gouvernementale à Moscou, il a déclaré sa disposition à travailler avec les Européens, visant à relancer les exportations d'hydrocarbures russes, particulièrement sollicitées dans le contexte actuel, marqué par les tensions au Golfe persique.
Néanmoins, le président russe insiste sur la nécessité pour les pays européens de montrer des signes clairs de bonne volonté. Il a spécifiquement déclaré : "Si les entreprises et les acheteurs européens choisissent de se tourner vers nous et d'établir une coopération à long terme, dénuée de politiques conjoncturelles, nous n’avons jamais refusé cette possibilité". Ces déclarations interviennent à un moment où la Russie subit de plein fouet les conséquences des sanctions internationales, à la suite de la guerre en Ukraine, mettant quasiment un terme à ses échanges énergétiques avec l'Union européenne. Cependant, la Hongrie et la Slovaquie continuent, pour leur part, d'importer des hydrocarbures russes, tandis que Moscou a redirigé une part significative de ses exportations vers l'Inde, la Turquie et la Chine, comme l’indique Le Figaro.
Le baril de pétrole flambe et augmente de 30 %
Lundi 9 mars, les craintes concernant le pétrole ont pris une ampleur significative, le prix du baril enregistrant une flambée de 30 %, franchissant la barre des 115 dollars. Les prix du West Texas Intermediate (WTI), référence sur le marché américain, ont augmenté de 70 % depuis le début des hostilités israélo-américaines en Iran, ajoute Le Parisien. Cette hausse fulgurante est en partie attribuée au blocage du détroit d'Ormuz, un point névralgique par où transite près de 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures. Bien que le cours ait subi une légère correction, avec une baisse de 10 %, il a bientôt repris de la valeur, se redressant le 10 mars dernier.







