Depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février dernier, les prix des combustibles ont connu une hausse vertigineuse, notamment en raison du blocage du détroit d’Ormuz. Cependant, lors de sa première conférence de presse ce lundi 9 mars, Donald Trump a signé un accord tacite sur l’optimisme concernant la fin des combats, entraînant une chute de 5 % du prix du pétrole, selon Ouest-France.
Les marchés, sensibles aux déclarations du président américain, ont immédiatement réagi. La guerre va se terminer bientôt
, a déclaré Trump, et ce commentaire a suffi à encourager les investisseurs, provoquant une baisse de 15 % du prix du gaz en Europe et une correction sur les marchés du pétrole.
Le début du conflit et la fermeture du détroit d'Ormuz avaient fait exploser le prix du baril à 115 dollars, marquant une hausse historique de 30 %. Ce phénomène rappelle la flambée des prix de l'énergie en 2022, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, où le baril avait atteint 130,50 dollars.
Les menaces de Trump et leurs conséquences
Sur Truth Social, Trump a également menacé de répondre durement si le fluxe pétrolier du détroit d'Ormuz était perturbé. Il a affirmé : Si l'Iran entreprend quoi que ce soit pour interrompre le flux pétrolier, les États-Unis frapperont vingt fois plus fort.
Cette déclaration a suscité des inquiétudes sur un nouvel embrasement du conflit.
Les répercussions de cette situation se ressentent en France, où les prix des carburants tels que le gazole et le SP95-E10 ont grimpé de 5 à 26 centimes par litre. Actuellement, le SP95-E10 se négocie autour de 1,84 euro le litre, tandis que le gazole frôle les 2 euros. En réponse à cette situation tendue, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a mis en place plus de 500 contrôles pour identifier les abus de prix.
Alors que les marchés espèrent une stabilité, les experts soulignent que les fluctuations des prix des matières premières resteront influencées par la situation géopolitique et les déclarations des leaders mondiaux.







